lundi 25 juin 2018

NOMS & LIEUX - GLOSSAIRE PALEOGRAPHIE - ANALYSE - XIè au XVIIIè s.




                                                                                                                                                                                                                                                                                    
     

F - majuscule de Fillé - enluminure  du début du XII-me siècle - Document Archives Nationales de Paris
                                                                                                                  

Vue aérienne de 1950 du Bourg de Fillé-sur-Sarthe; la rivière, le Pont, le Moulin et le Barrage.

 Un cliché



Vue de l’église et de la promenade en bordure de la Sarthe - Document collection privée.

Filleo,
Tout mot latin a subi deux changements successif pour arriver jusqu’à nous : il a passé du bas latin Filléyo  au vieux français Fillié, au français actuel.

Fillé-sur-Sarthe,
rétrospective dans les brumes opaques de son passé!

H. de Fillé - 1177 - Cartulaire de La Couture, 125,
Ecclesia de Fillion  - 1233 - Cartulaire de La Couture, 317,
Ecclesia de Fillé - 1330 - Pouillé, p.59,
Parrochia de Filleyo - 1361 - Province du Maine, t.XX, 280,
Fillyé - 1468 - Provence du Maine, t.XVII, 72,
Fillette - Expilly,
Fillé-Guécélard - an III,
Fillé-sur-Sarthe depuis 1880

* - Ancienne paroisse du diocése du Mans, du grand doyenné dans La Quinte du Mans - patron Saint-Martin-de-Vertou ; présentateur l’Abbé de La Coulture, collateur l’évêque du Mans - Province du Maine ; généralité de Tours ; élection et grenier à sel du Mans - District de La Quinte en 1787 - District du Mans, canton de La Suze en 1790 - Arrondissement du Mans, canton de La Suze de l’an III à l’an  X - Guécélard est joint à Fillé sur les listes d’élection en 1787, et ne forma qu’une seule commune jusqu’au 31 juillet 1880.

Il résulte de l’étude de la masse de documents compulsés que Fillé, qui prit l’appellation de Fillé-sur-Sarthe le 31 juillet 1880, est un pays de bocage, au peuplement dispersé, de sortes que les écarts, les lieux-dits sont nombreux. De ce fait Fillé, a été un terroir essentiellement agricole, les hameaux, les fermes, les métairies , les bordages, les closeries sont nombreux et de peu d’importance.

Ils sont disséminés dans une campagne verdoyante, calme, loin du bruit, où les senteurs multiples, donne à l’air ambiant une note particulière. Autrefois au sein d’une imposante et opulente forêt de hautes et moyennes futaies, « foresta Folicionis » où les évêques du Mans possédaient une imposante une « villae  Buxarias », en bord de « la Sarta », selon plusieurs Cartulaires, et Capitulaires.


Géographiquement situé, dans un rayon de moins de 5 lieues, de la capitale du Maine - Le Mans ; de ce fait se trouve placé dans la juridiction ecclésiastique de « La Quinte du Mans ».


La QUINTE DU MANS

* - La Quinte du Mans ou « Banlieue du Mans » - illa Quinta
La vie de Saint-Bertrand ( de 586 à 616 ), rédigés au IXème siècle, c’est-à-dire entre ( 840 et 857 ), on découvre mentionné dans les  « Actus » :   cellula infra illam Quintam quae monasterium Stivale nuncupatur…… c’est-à-dire Étival- lès-Le Mans . Les autres lieux-dits sis dans La Quinte du Mans, avant l’an 1.000 sont : la villa Buxarias infra Qintam, - La Boissière à Sargé-lès-Le Mans, et : Promiacus infra villam Quintam….Pruillé-le-Chétif ( 840 - 857 ).
La Quinte n’est qualifiée ni de « condita » , ni de « vicaria ». Son étendue est parfaitement connue ; elle n’a pas dû varier jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, et  a toujours représentée la même circonscription exxlésiastique.   

- ne pas confondre La Quinte du VIIème siècle, avec la circonscription - district de 1787.

* - La Quinte du Mans, comprenait avant 1790 : 
- 1 succursale et 37 paroisses dont,
Aigné - Allonnes - Arnage  ( succursale de Pontlieue ) - la Bazoge - Changé - la Chapelle-Saint-Aubin - Chaufour - Coëffort - Coulaines - Coulans - Degré - Étival-lès-Le Mans - Fay - Fillé - la Guierche - Joué-l’Abbé - la Milesse - Moncé-en-Belin - Montreuil-sur-Sarthe - Mulsanne - Neuveill-sur-Sarthe - Pontlieue - Pruillé-le-Chétif -    la Quinte - Rouillon - Ruaudin - Sainte-Croix - Saint-Georges-du-Bois - Saint-Georges-du Plain - Saint-Pavace - Saint-Pavin-des-Champs - Saint-Saturnin - Sargé -  Savigné-l’évêque - Souillé - Spay - Trangé - Yvré-l’Évêque.   

Les incontournables…….illustrations !





Pont enjambant la Sarthe, liant le territoire communal de Fillé-sur-Sarthe et celui de Guécélard.
Canal dit de La Fuie, ou des Planches, transformant la section de la rivière Sarthe, côtoyant la commune de Guécélard, en « Bras mort »  - Documents collection privée.

Fillé,
devenu Fillé-sur-Sarthe, suite à la scission, puis à l’érection de Guécélard en commune distincte et indépendante le 31 juillet 1880.

C’est le 14 septembre 1789 que la Révolution Française a créé les communes sur l’ensemble du territoire français. Le 22 décembre 1789, l’Assemblée Nationale décrétait la constitution des assemblées primaires et administratives
La création de communes par l’Assemblée Constituante, n’a rien de révolutionnaire, si l’on remonte l’Histoire ( celle avec un H - majuscule évidemment ).

En 1789, Fillé, dépend de la Sénéchaussée et siège Présidial du Mans.

Le Maine étant un «  Pays de Grand Gabelle », c’est-à-dire que les habitants étaient tenus de s’approvisionner aux lieux et aux prix imposés par l’État ; Fillé dépendait du « Grenier à Sel du Mans ». Ce décret, sanctionné par lettres patentes du roi Louis XVI de janvier 1790,, suivi d’une instruction en date du 8 de ce mois de janvier, ordonnait la division du royaume de France en départements, eux-mêmes partagés en districts, subdivisés en cantons, avec création de municipalités en chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne.

Le département de la Sarthe a été décrété le 4 février 1790, par l’Assemblée Nationale, et fut organisé le 8 mars, mais non, d’une façon définitive. Il fut formé jusqu’à lan III, de 9 districts, comptant 53 cantons.
Fillé-Guécélard, furent inclus comme Chemiré-le-Gaudin ; Étival-lès-Le Mans ; Louplande ; Parigné-le-Polin ; Roëzé ; Saint-Benoît-sur-Sarthe ; Spay ; La Suze ; Voivres dans le canton de La Suze.

La Constitution de l’an III, adoptée le adoptée le 5 fructidor ( 22 août 1795 ), supprime les districts et établit une administration municipale.
Le canton de La Suze compte 10 communes ( aucun changement ).

La loi du 28 pluviôse de l’an VIII ( 17 février 1800 ) partage le département de la Sarthe en 4 arrondissements communaux de sous-préfectures. Canton de La Suze - 17.772 hectares - arrondissement du Mans - 11 communes dont,

- Chemiré-le-Gaudin ; Étival-lès-Le Mans ; Fillé ; Guécélard ; Louplande ; Parigné-le-Polin ; Roëzé ; Saint-Benoît-sur-Sarthe ; Spay ; La Suze-sur-Sarthe; Voivres.

                        -:-



Page d'ouverture du Registre Paroissial de la paroisse de Fillé pour l'année 1673 - Document des Archives départementales de la Sarthe.

Fillé, un nom apparaît.

En 212 - Édit de Caracalla, le droit de citoyenneté ( membre d’une cité ), est accordé à tout homme libre  ( dans les textes Mérovingiens, puis Carolingien = home lige ), de l’Empire Romain. Chaque cité est divisée en pagi = pays : correspondant à plusieurs de nos actuels cantons ruraux ; chaque pays  approximativement équivalent à la superficie de l’un des territoires d’une de nos commune. Ce droit donne accès au vote, à l’élection comme magistrat, de propriété, de participation aux sacerdoces, de mariage, de legs de ses biens à ses héritiers, d’acheter et de vendre, d’attenter une action judiciaire, de conclure des actes juridiques…..

Les structures urbaines s’affaiblissant sous le Bas-Empire, affaiblissement se poursuivant sous les royautés Franques, et s’associant étroitement à un appauvrissement généralisé, les clans familiaux fuient les villes et se réfugient en campagne, dans les lieux boisés, isolés ; de préférence où passe l’eau. Mais, la tradition élective ne disparaît pas pour autant.

C’est seulement au IXème siècle, que Charlemagne, instaure et régularise la féodalité.

Si, le Cartulaire de N.D. de La Coulture évoque en 1177, un Hugue de Fillé ( Hugo Filléyo  ; c’est dans le Cartulaire de l’évêché, et les Actus qui vont nous dévoiler les informations les plus importantes.

Nos recherches vont donc obliquer dans cette direction,

- la chapelle est élevé au rang d’église en 1233 - Ecclesia de Filleo,


- l’église de Fillé, est pourvue d’une cure en 1330 - Eclesia de Fillé,

- création d’ la paroisse de Fillé en 1361 - Parochia de Filleyo,



Précieux documents, que nous avons utilisé comme base de notre recherche pour la réalisation du texte ci-après ; précieusement conservés dans notre réserve d'archives - Document collection privée.

Un village typé,
une commune de Sarthe-aval.



La rivière Sarthe, le Moulin , Fillé, aux maisons basses, pelotonnées frileusement dans la verdure autour de l’église - Document collection privée.

Bourg de Fillé

«  fil-le - lle »  - émane du latin «  filia » ; désigne une personne de sexe féminin.
Nom masculin, attesté en 1080 ; précisant depuis le haut Moyen Âge, les habitants d’un village affranchi.
Sur « -lia » devenue « -lle » ; des évolutions se sont greffées.

Fil - singulier - masculin
Latin : filum pour fidulum, issu de la racine sanscrit : badh signifiant : lier, attacher ; l’aspiration s’étant détachée et transportée de la seconde à la première consonne.

Par analogie, a été utilisé en hydrologie, pour préciser le sens du courant d’une rivière, direction de l’eau courante : « suivre le fil de la rivière - remonter le fil de la rivière.
* - « Nulle, reprit l’un deux, mais cherchez-la plus bas ;
     « Suivez le fil de la rivière……
                                                            La Fontaine



Page d'un dictionnaire étymologique de l'ancienne langue Française - Ouvrage collection privée.

Nous avons les dérivés,

Filet - singulier - masculin - fi-lè - fil avec suffixe diminutif « -et »
soit petit fil très délié.
Par analogie - diriger un filet d’eau - l’eau de pluie qui tombe et s’accumule en certain, endroit, les résurgences de nappes phréatiques, ont été utilisées à irriguer par de petits canaux creusés pat l’homme des ( filet - fillais ), les prés, les herbages éloignés du bord de la Sarthe.

* - « Sous la haie embaumée un mince filet d’eau,
     « jase et fait frissonner le verdoyant rideau…..

                                                                       Théophile Gautier



Document collection privée

ou alors,

Filiceriensis acer - singulier - masculin - nom latin de Fougerais.

Filicetum - singulier - masculin - fi-li-ce-tomm
Du latin : filix, signifiant fougères.
En horticulture : nom tout spécialement utilisé pour désigner un endroit où l’on cultive, où l’on fait, ou totu simplement prolifère les fougères - Fougeraie

Filière - singulier - féminin - fi-lié-re - racine : fil

Les différents analyses que nous avons effectué , nous ont conduit à nous plonger, non seulement dans les bas latin, mais plus particulièrement dans le vieux Français.

Ainsi, nous avons découvert, 


27 novembre 1669, est inscrit sur le Registre de Fillé, le baptême de la fille de Goupil Baptiste, paroissien de Fillé - Document des Archives départementales de la Sarthe.

Fill- Fillié - Fillé - singulier - féminin - fi-ye - fi-yé
A désigné un bois, une forêt - Réf. :  Aveux de baillage - 1410 - P.294 - registre IV.

* - « Se peut avoir le prevost deus chiens courans et une dousiane 
     « de pièces fille pour cachier en iceux quant il lui plaira……. ».

Mots de l’Ancien Français, utilisé localement du IXème siècle au XVème, et même longtemps après,

Filler - Fillet - singulier - masculin - fi-lyet
* - « Pour lou salaire des pescheurs avec leur depens et pour le gart 
     « de leur fillers…..
Réf. Richelet - Compte de seigneurie - 1310 - manuscrit 8551.

Filler - Fillier - verbe neutre
Enfanter - accoucher
Réf. « tant que été aura fillé…… » - Sydrac - Ars - 2320 - paragraphe 11.

Fillés - Fillyés - singulier - féminin
Peut dans certains « parler - langue locale d’autrefois », être synonyme de liseré, lisière, bordure, par extrapolation délimitation, séparation, limite.

Se disait au Xème siècle et au XIème, au figuré, d’une église dépendant de l’église fondatrice ; par exemple l’église cathédrale du Mans, l’abbaye de Saint-Vincent, de La Couture.



Document collection privée.

FILLE, son terroir,
les noms et les lieux, ont une histoire….
L’Histoire est dans leur nom !

La toponymie est donc un auxiliaire difficile, délicat à utiliser, pais aussi précieux, qu’indispensable. 
Il va contribuer, à nous éclairer sur le semis de peuplement de l’actuel territoire communal de Fillé.

Le tableau qu’il est possible de brosser à  l’an mil : Fillé, est encore une vaste étendu boisée - la « silvae », trouée de quelques clairières aménagées autour de lieux habités.

Préambule,


* - L’étymologie, nous a conduit à l’historiographie étymologique, des écarts et lieux-dits Filléens. Des « trouvailles » découvertes lors de nos recherches nous ont incité à émailler la listes de ces lieux-dits de mots dénommés « patois local », qui sont pour la plupart, l’émanation du « Vieux-français » parlé à Fillé et qui a perduré du IX-me siècle au XVème, et pour quelques-uns longtemps après. Il s’agit bel et bien du « Patrimoine culturel Filléen » .

Lieux-dits

Les forêts ont été défrichées et transformées en prés, en pâturages, en champs. D’ancienes cultures, et d’anciennes industries ont été délaissées. Beaucoup de noms, par leur désaccord, avec l’époque actuelle, sont pour de précieux témoins de l’authenticité du passé.


Les noms de lieux intéressent beaucoup de gens.

La mémoire du Passé de son Histoire.nnnn

A -

Allée du Gros Chesnais
Alignement d'arbres, de part et d'autre d'un chemin, dont les bas côtés sont entretenus, fleuris, conduisant à un logis.

Allée - singulier - féminin - phonétique : a-lé - racine : aller
S’emploi guère qu’en opposition à venue et retour.
Du vieux-Français : lée, issu du latin : latus, lata signifiant large ; qui en bas latin a donné successivement : lada - leda - laia -leia  - c’est-à-dire voie large tracée dans une forêt. C’est ainsi que les monastères de Sain-Vincent du Mans, puis de La Couture trèctent de large voies dans les forêts de La Qinte du Mans 6 on disait et écrivait une : lée ou une laie. La voyelle de l’article s’ajouta par corruption au substantif suivant , cette agglutination donna le mot : allée ; tel que nous l’avons aujourd’hui.
La forme simple se retrouve également dans notre mot : lé, exprimant la largeur d’une pièce d’étoffe.



Comme pour l'aube, les ombres du soleil couchant s'allongent sur la rivière, rendant le paysage, exceptionnellement indescriptible - Document collection privée.

Aube ( Carrefour du Pierre ) - singulier - féminin - phonétique : ô-be
Anciennement : albe, du latin  : alba.
Albh - ( i-e)  - idée de blancheur,
Du grec : alphos , donnant : alphiton - farine d’orge,
Du latin : albus - blanc ; albor - couleur blanche ; laburnum - aubier ; albumen -blanc d’œuf. 
L’aube étant le premier blanchissement de l’horizon.

Aunay ( Le Petit )
- PC - 1810 - section B - p.c. 231 - 263 - 264
Aunay ( Le Petit ) - PC - 1810 - section B - p.c. 231 - 263 - 264
Aunaie ou Aulnaie - singulier - féminin - phonétique : ô-nê - racine : aune.
Lieu planté d’Aunes.
Aunes ou Aulnes - singulier - masculin -  émane du latin : alnus, et du suffixe collectif : -êtum
Aune - singulier - féminin - phonétique :  ô-ne - du grec : ôlené signifiant : bras ; d’où le latin : ulna, précisant l’avant bras, et par extension, l’ancienne mesure équivalent à la longueur de deux bras étendus. Uilisée dans notre région jusque vers les années 1920/30 = 3 pieds - 7 pouces - 10 lignes 5/6 ; soit 1,18844 mètre.
En vieux-Français : aune ou aulne, se disait et s’écrivait : ane - anne - eine - singulier - masculin, était également synonyme : de canne - femelle du canard.
Cité dans un acte de La Couture ; en 1273 - Ord. Chapitre XII , 392 ; et en  1331 - JJ.68 , folio.3 verso.

Aunay ( Le  Grand ) - P.C. 1844 - section B3 - p.c. 458 - 454 et 461 : Jardins ; 455 - 457 - 462 - 463 : Pâtures ; 455 et 458 : Etangs ; 439 : 
Selon A. Dauzat & Ch. Rostaing, «  Aunay », nom attesté en 1130, émane du gaulois «  Aunus », nom d’un homme de cette ethnie avec le suffixe « -acum » .
Du latin « Alnus », désignant un arbre l’aulne et le suffixe « -étum »- Cité en 1114 « alnidum » - Aune ou aulne, arbre à bois blanc, tendre, fleurs à chatons;
En 1549 et 1564, s’est orhtographié dans des Cartulaires « Aulnaie et aunaie » ; en 1606 « aulnaye - nom féminin » - terre seigneuriale ; en 1718 « aunaye » ; en 1740 et 1798 « aunaie » ; en 1835 et 1878 « aunaie et aulnaie » - actes notariés ; en 1935 « aunaie et aunay » - actes administratifs.
Dans des feuillets épars de liasses aux Archives départementales de la Sarthe, Nous avons trouvé en 1198 « aunoi et auneiz », nom masculin avec le suffixe « -aie » du latin « -etu (m) ; ou en vieux français : aune ( arbre ) avec  le suffixe « -aie » du latin « -etu (m), ou le suffixe de l’ancien français « -eie ou -oie ».
On retrouve ce suffixe pour désigner un endroit planté de ce genre d’arbres.
L’Académie écrit « aune et aulne » pour l’arbre en 1694 et 1718, mais « aunaie et aunaye sans «  l », dans toutes ses édirions jusqu’en 1835.
L’aulne ou aune selon les textes, est l’arbre par excellence de la maison, de l’habitation. A donné deux patronymes : Launay et Delaunay.
« aulnaie », lieu planté d’aulnes /aunes , a été cité « Aunou » - XIIIème siècle du nom latinisé « alnetum ». Nous avons trouvé dans un Dictionnaire d’Histoire de M.-N. Bouillet - 1861 - Deux fréres Pierre et Philippe Gautier d’ Aunay , hommes d’armes de Philippe IV dit le Bel, mort en 1314.

* - ( Grand et Petit…..) - enclave de langue française, en pays utilisant un dialecte.

* - Grand - Adjectif invariable s’est orthographié au XIIème siècle «  grant », puis «  «  gran’ ». Non soudé est une réminiscence de l’ancien français  quand le féminin  dudit adjectif provient des deux terminaisons latines « grandis - masculin et féminin », ou de «  grande - neutre » ; ne se différenciait pas du masculin par le « e - à la finale » - «  grant » a survécu jusqu’en 1530.

* - Petit - Adjectif expressif dérivé du latin populaire «  pittitus », en bas-latin Xème siècle « pitinnus » ; signifiant : peu d’importance, faibles dimensions.

Cité en 1265 -Meung.

B - 

Beau Soleil - P.C. 1937 - section B4 ( Bourg de Fillé ) - p.c. 355 - 356 - 359 sur terrains dans l’agle du Chemin départemental n°51 bis, de Spay à Roeze, se raccordant au Chemin départemental n°51.
Beau - bel : voir ci-dessous. Vers 1200, « soliculum », lieu exposé au soleil.
«  Masus de solerio » - 1307 - A. Chassaing
1861 - L’adjectif «  beau » - « bellus », renforce le mot premier - « beau = magnifique soleil ».


« Beau » - « Bel » : Adjectif précédant le substantif, désigne ce qui est agréable, excellent dans son genre ; 
tout ce qui affecte vivement la sensibilité interne, la faculté esthétique.

Bel Air - PC 1810 - section C1 ; PC 1844 - section G2
Bel Air ou Belair ou Beler, nom tout particulièrement dispersé dans l’Ouest de la France - 1682 ; autrefois se prononçait : ayr , eut une pourrait dériver du latin : aër.
el/eau : alignement du singulier sur le pluriel - le singulier « beau », a été refait sur le pluriel ancien «  beaus, issu du latin « bëllos, ayant donné « bels » ; avec  vocalisation de « l » devant le « s » en « u » ; la triphtongue/terminaison « eau » a été progressivement réduite en « o » au XVIème - XVIIème siècles. En patois local ( Filléen ) - « biau », s’est écrit dans deux textes « bjo et bio » - réf. A.D.72.
Le singulier« Bel » - La racine latinisée en « Belenus », est dérivée du gaulois « Belenos », lieu dédié au dieu gaulois, correspondant à Apollon - dérivé en -acum.
« Air » - Désigne essentiellement un espace découvert - 
cité en 1248, dans un acte de donation de Charles 1er, comte du Maine, toi de Sicile,  à l’abbaye de La Couture. Lieu où souvent on célébrait les feux de la Saint-Jean.
-  Qualifié d’adjectif en 1549 -« beau » - « bellus », renforce le mot premier - « beau = magnifique soleil » - « Bel », dans le nom composé « Bel Air », a un emploi emphatique, valorisant « air, en l’occurrence l’aire = la surface - l’espace » . Est cité, dans des actes sous l’appellation latinisée « bella erae », pouvant être traduit par « beau champ - bel espace » .

Air ou Airée - singulier - féminin
Signifiant : aire - surface à battre le blé.

Airet - singulier - masculin
Signifiant : emplacement - parcelle non cultivée
Extrait : « cinq arpens de vigne sis en dessous de…. » - réf. Acte de 1326 - JJ.64 folio. 163 recto.



Coulée filléenne, comme il en existait encore dans les années 1970, véritable paradis dela nature, où coexistait l'homme, la nature végétale et animale - Document collection privée.

Belles Coulées P.C.1844 - section B3  p.c. 274 et cour - 277 et cour - 278 et cour ; 275 - 279 : Jardins ; 273 - 280 - 281 : Pâtures
« Coulée » - apparu au XIIIème siècle, signifiant : filtrer du latin « colare » - se répandre, par extension : s’écouler, laisse s’écouler le temps.
Du latin « colare », signifiant en vieux français « filtrer », dans le sens par exemple de : laisser passer l’orage.
Au Moyen Âge « Coulée », était fréquemment utilisé pour définir : glisser, se faufiler, ainsi : Prélevé dans un texte du Fond ancien dé l’évêché « ….s’estant coulé dans le camp ennemi…..( troupe du comte du Maine Herbert 1er dit Eveille chien en guerre ouverte contre l’évêque Avesgaud de Bellême vers 1027 ).
A été utilisé dans des textes et actes vers 1200, pour désigner une action de se glisser habilement, d’introduire…exécuter une feinte appeler « coullée ».
En 1536, désigné une passe, un endroit où il était facile de passer.
Orthographe «  coulée », semble définitive au XVIème siècle - 1252.
La Belle Coulée - Pesche, II, 347 - « Coulle », désigne également le vêtement portait par les Bénédictin - Réf.  Glossaire de l’Histoire de Paris.

« coulé », participe - au masculin ou au féminin, a été employé dès le XIème siècle, pour : une action commencée - et plus spécialement pour préciser, une action judiciaire entamée, en cours - réf. Coutumes Générales du Maine - t.II - p.191.



Château de La Beunêche, forteresse médiévale - Document collection privée.

Beunêche - P.C. 1844 - section F3 - p.c. 141 : Château ; 142 : Dépendances ; 146 et 152 : Jardins ; 149 et 151 : Pâtures ; 138 : Bois de sapins
Molendini Busnachi - 1167 - Cartulaire de La Coulture, 94
Bunayche - XIIIème siècle - Cartulaire de La Coulture, 94
La Bunesche - 1388 - Province du Maine, t.X, 52,
La Bunache - 1392 - Bétencourt, t. I et II, p. 892,Château de La Beunêche,, forteresse médievale - Document collection privée.
La Busneche - 1451 - Pescho, t. IV, 634,
La Beunache - 1664 - Notaires, II, 136,
La Bunèche - 1700 - Arch. Nat. , Q1 1033,
La Bunaiche - 1762 - Arch. Départ. 72, A8.


* - 15 juillet 1808, enlévement des hauts fonds de Spay, Fillé et La Beunêche - Pont de Spay, terminé en 1892 a coûté 81.327 frs.



Moulin sur mla Sarthe de La Beunêche - Document collection privée.

Blinière ( La ) - PC - 1810 - section E1 - p.c. 30 - 39 - 41 - 42
Blin - singulier masculin - phonétique : b’-lin - racine : blin
Verbe : bliner - phonètique : bli-né ; participe passé : bliné.
En vieux-Français : bélier, communément : bouc.
Avec le suffixe « -isca » - « -ière », a donné le nom d ‘un ancien domaine du XIIème siècle  ; et le nom de son 1er propriétaire/défricheur.
Blin, selon le dictionnaire des racines des langues européennes de R. Grandsaignes d'Hauterive,  dérive du nom d'une femme d'origine germanique : Billa.

Bois
Émane de « bosc »; qui signifie « paître ». Parce que du VIIIème siècle au XIIIème et même au-delà, en certains endroits, les bois servaient de pâturages.
De « boscium », on a fait « boscum », puis « boscus », qui désigne et signifie, une étendue, une superficie boisée, également dénommée dans des actes : saltus - sylva - boscum, qui émanent de l’allemand et du flamand « bos ». Certains actes en très vieux -français utilisent d’ailleurs le mot « bos » pour désigner un lieu couvert d‘une végétation arborescente, puis « boscus ». 
De « boscus », nos Ancêtres, ont fait un diminutif « boskettus », dont nous avons tiré « bosquet », et par extrapolation « bouquet ».
De « boscium », dans le même esprit, le diminutif « bosciome », dont selon certains de mot « buisson », découlerait…?

Bois ( Le Petit ) - P.C. 1810 - section A1 - p.c. 94 ; 93 : Jardins

Bois de Grand Pierre Aube - alt. +46 - P.C. 1844 - section G3 - p.c. 1047 et 1047 bis : Bois de feuillus ; 1048 - 1048 bis - 1049 : Bois conifères ; 1049 bis - 1050 - 11050 bis - 1063 : Bois de feuillus.
Le « Point du Jour », c’est-à-dire la pointe du jour, et l’aube du jour sont strictement synonymes. En effet, le matin, le ciel commence à se blanchir, sous les rayons du soleil s’élevant à l’horizon, le jour commence à poindre, et l’obscurité nocturne à disparaître.
Les premiers rayons solaires, percent la nuit.
L’« Aube des Mouches », expression chère à nos Ancêtres, pour ne pas écrire aux Ancêtres de nos Aïeux. Le soir, lorsque les rayons du soleil s’estompent à l’horizon, et que les premières ombres de la nuit s’installent, les mouches et autres insectes volants, et piquants, font leur apparition, et se manifestent, d’où le dicton : l’aube des mouches - réf. Rabelais - liv.IV, chap. 9.

Bois de Saint-Fraimbault orthographiés dans le P.C 1844 - section G1 : Saint-Frimbault - p.c. 1 - 2 - 3 - 4 - 5, limitrophe à la commune de Roëze.
Ce qui pourrait se dénommer une étude de philologie topographique, présente une certaine réserve, car elle porte essentiellement sur les plus anciens éléments d’u terroir. Elle n’est pas sans de certaines difficultés, parce que lorsque les sources ne font pas défaut, il en est difficile d’en vérifier la validité. Les documents écrits sont nuls, ou à peu près pour les périodes gauloises, romaines et gallo-romaines. 

Au VIème siècle, malgré les convulsions qui secouaient l’ordre social, l’église du Mans, baignait dans la sérénité. Elle développa, sa prospérité dans toutes les directions, et plus particulièrement dans les vastes solitudes boisées qui cernaient la cité Mancelle, grâce à l’action combiné de l’évêché du Mans , des religieux du Prieuré de Saint-Victeur et de l’abbaye de Saint-Vincent. Disciple de Saint-Front, Saint-Fraimbault, hanta les vastes forêts du Haut-Maine ( Sarthe), et du Bas-Maine ( Mayenne), et laissa en certains endroits la marque impérissable de son souvenir, et inaltérable de son nom.

Dans des documents aux A.D.53 - 72, et à la B.N.F. à paris ont trouve cité : en 775 - S. Frambaldi ; en 1002 et en 1105 - S. Fraimbaudus ; en 1247, Sanctus Frambaldus - Saint-Fraimbault

Bouillons ( Les ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 995 - 996 - 997
Bouillon - singulier - masculin - phonétique : bou-yon - racine : bouillir.
Bulle gazeuse, qui se forme dans un liqui que l’on chauffe, et qui vient éclater à la surface.
Les Bouillons
Dérivé du nom d’un homme d’origine latine : « Bullius », avec le suffixe « -onem », selon Marie-Thérése Morlet, ce nom émane d’une personne du territoire de l’ancienne Gaule « Bullions ».
Selon Wace, cité en 1150 - « bouillon » :  ornement de casque en  argent.
De la même source que « aulnay » ; en 1549 nous avons « boullon » ; en 1564 et en 1606 « bouillon » ; en 1694 « bouillon » - t, tt, th, graphènes grec « boüillon » ; en 1740 et 1935 « bouillon ».
« Bouillon », étymologiquement dérivé de « boilllir » ; dans un acte du XIIème siècle «  boillir », du latin « bûllire »
Or le mot : bouille en vieux-haut-français désigne également un endroit bourbeux, marécageux.
On trouve dans un texte : « boë masium », défini par « boumais », précisant une habitation dans un lieu boueux.
Historiquement  ce nom nous dévoile un ( Godefroy, duc de ), n » à la fin du XIème siècle à Bézy près de Nivelle, fils d’Eustache de Bouillons, et neveu de Geoffroy-le-Bossu, duc de Bouillon, qui lui légua ses Etats.
« Bouillon - bullion - bulliun - bullium », a désigné avant le Xème siècle une mesure - Gibier.
Dans un Testament aux A.D.72, daté du 15 octobre 1391 : « ….une bourse de IIII bouillons de perles…. » - ce qui laisse supposer « une quantité = une mesure en patoise  ? ».
Plusieurs définitions au Moyen Âge
- Bouillon dérivé du gaulois « bulliun », latinisé en « bullium »,
Mesure de muire qui comportait 26 seilles d’eau salée, en mai 1249 - réf. A.N. G - n° 419.
- selon les Notes et documents concernant l’état des campagnes de Normandie et du Maine dans la fin du Moyen Âge,  le « bouillons », était une sorte de bière fabriquée très localement.
Bouillon - boillon - bullon - boullon - singulier - masculin
Signifiant : du IXème au XIIIème siècle - endroit de la rivière où celle-ci forme un tournant, avec un envasement.

Extrait : texte de  1471 - JJ 197 - pièce 1675 - « ….icelles femmes prindrent le cors dudit valé  et le porteront en ung bouillon ou bourbier qui est en unng boy prés de ladite meson….. ».

Bourdigale - PC - 1810 - section B - p.c. 229 - 230 - 231
Bourdigade - singulier - masculin - phonétique : bour-di-gade 
Féodalité : Bordelage, synonyme de Bourdelage.
La racine semble être 
- si racine «  bourd », pourrait dériver du nom d’un homme gaulois « burdonus » avec suffixe diminutif « -arium », qui préciserait «  petit domaine pour être plus précis possession / patrimoine de…… ».
- si racine « bourg », découlerait du bas-latin « burgus », désignant une agglomération d’habitats formant un « bourg » variante de « borg » - en vieux français « bourd ou borc ». Nom attesté depuis le IVème siècle «  …..fectus légions tertiaaedecimae geminae burgo….. ». Du germain «  Burgs » ;devient féminin.
Dérivé : avec suffixe « -igale », désignerait une très petite conglomération d’habitats, proche du hameau.
Cité dans u acte en bas-latin de 1295 «  ….curatus de Burgeilles….. ».
Se dit en vieux patois « bourdiguer » - bois refendu pour faire des tonneaux.
Dans le Dictionnaire de l’Ancien français,, utilisé principalement du IXème au XVème siècle, et même après dans nos campagnes, il semblerait que « Bourdigale », soit assimilé à « Bourgade », la racine évidemment restant « bourg » définissant une agglomération d’habitats, et « -gale ou -ade » suffixe diminutif signifiant «  petit - peu développé » - réf. Auton - Chroniques R.N. 5081 folio.5 verso.

Quelques proches dérivés,
Bourc - bourch - bourcq - bourg - bourt - bort - bord : adjectif.
- Bougade
Droit de la bourgeoisie, de tenue d’un héritage.
( Maisons, manoirs et héritages sont tenus sans fiefs du roi, ou d’un seigneur du  ( bourg et qui gardent et payent les Coutumes du bourg, et les rentes aux termes ( accoutumés, sans qu’ils doivent autre service et redevance ).
- Bourdie - Bourdil
Désignés au Moyen Âge, ce que nous désignons de nos jours : un lieu-dit / un écart ferme ou métairie.
Extrait : 1379 - Dénombrement du Bailly - P.307 folio.5 recto.
Bourder ou Behorder - Beorder - Behordeir - Behourder - Bohorder - Bohourder - Bouhorder - Bouhourder - Buhurder - Baorder - Boorder - Buder - verbe
Signifiant : arrêter, garder des animaux, les guider dans une direction, les maintenir groupés

Extrait : Glossaire du parler sarthois

Buage - masculin
Signifiant : action de faire la lessive
Extrait : « …pour lavanderie, buage de nappes…. » - réf. Lettre de Charles - 12 juin 1443

Buer - verbe
Signifiant : lessiver - laver - faire la lessive

Bueresse - buerresse - buresse - buerresse - féminin
Signifiant : blanchisseuse - laveuse - lavandière - lessiveuse
Cité en 1369 et 1536



Lavandières au bord de la Sarthe, dénommées également - « Bueresse » - Document collection privée

Brosse ( La ) P.C. 1937 - section B.3 - p.c. Habitation, dépendances et cour ; 670-671 Jardins ; autres constructions et cour 422 et 442
En bordure du Chemin vicinal ordinaire n°4 de Fillé-sur-Sarthe à Voivres, mitoyen aux p.c du lieu-dit : Le Perroquet
Issu du latin : « Brucia », précisant un lieu boisé, un petit bois broussailleux. 
Brosse ( La )
Brosse - singulier - féminin - phonétique : bro-se  ; ce mot comme ses congénères espagnol : broza, et italien : brossa, ont une origine germanique, c’est-à-dire et plus précisément en vieux-haut-Allemand : brustia, ayant donné en bas-Latin : brustia.
Le latin : « Brucia », nous donne en précisant un lieu boisé, un petit bois broussailleux. Ce mot a persisté dans le langage des Eaux et Forêts, ce mot : brosse désigne un : buisson ; en terme de chasse : brosser, définit : courir à travers les buissons.
Nom de lieu attesté en 1265  par Jehan de Meung, dans son « Roman de la Rose ».
Lieux, hameaux désignant souvent des endroits, des surfaces couvertes de bruyères, de ronces et de broussailles.
On trouve cité en 934 -« Brüsciae » ; en 1176 - « Brocea » ; en 1350 - « Broce ( Brousse». Aux A.D.72, dans deux actes en vieux français, mentionnent « Broce - Brousse » en 1298 et en 1341 ; pour devenir en 1545 «  Brosse ». 
Peut désigner par ellipse, un fabricant ou un marchand de brosses, outil à brosser Le dérivé de «  Brossier ».
Nous avons également : broussin - broussillon pour indiquer un petit buisson ; broussis. Avec l’article on obtient : Labrosse + article féminin : Delabrosse ; avec le suffixe augmentatif « -as » - Brossas.

Bur ( Le ) - PC - 1810 - section B - p.c. 103 - 107 - 108
Bur - singulier - masculin - phonétique : bu-rr
Bure - singulier - féminin - phonétique : bu-re ; du latin : buro signifiant : je brûle.
Désigne en parler local, communément dénommé : patois = une habitation, tandis que désigne une : porcherie. Possibilité de dériver du vieux-haut-Allemand : bûr, définissant : une hutte,  une habitation, un refuge.
« » en scandiave et en saxon désigne précisément : une ferme - une habitation avec dépendances permanentes ».
Cité en 1138, dans la Vie de Saint-Gilles. 
Semble apparaître dans un acte en 1141 ; a pu donner une fausse latinisation  «  burum » en 1269. Fréqyent  dans la topomastique de l’Est de la France.
Hameau de la commune de Fillé, cité en 1347 «  Bur » ; en 1427 « Bûr » - Bur - XVIème siècle - A.D.72, , G.820,
Le Beur - carte de Cassini - 1767,
Le Bur - 1881
Au féminin « bur »  avec un ( e ), est cité dans des actes en 1549 ; 1564 ;1606 ; et 1935 ; dérive dans ce cas précis du latin populaire « büra », donnant en bas-latin «  burrus - désignant également la couleur : roux ».
Autrefois, à la fin du Moyen Âge, et jusqu’au XVIIIème siècle, le 1er dimanche de Carême, après les vêpres, les garçons et les filles se réunissaient au sortir de l’église, dans un lieu consacré à cet usage, qu’on appelait : bur / bure,  et ils dansaient en ronde. Les filles, quittaient le cercle pour porter dans le sanctuaire un brandon enflammé.
Ayant une origine identique
Selon le Glossaire de l’ancienne langue française et des dialectes qui la compose du IXème au XVème sicle : bur - bui - buc - but - buf - buff ( vieux-haut-Allemand - bas-Saxon ).
En vieux-haut-Allemand ( dialecte Westique - baur), « bur » ; désigne un habitant d’un plat pays cultivant sa terre.

Butte ( La )  - PC - 1844 - section A2 - p.c. 97 - 98 -99
Butte - singulier - féminin - phonétique : bu-te ; racine : but.
Massif, élévation de terre où l’on place le but pour viser et tirer avec une arme.
Par extension, petite éminence de terrain, petit tertre, monticule.
Attesté en 1190, par Garin de Lolerin
Butte au XIVème siècle signifie « souche » pour l’époque « endroit portant la cible », forme féminin de « but ». Employée longtemps indifféremment dans ce sens, ce mot d’origine incertaine, est, peut-être issu du francique/vieux haut français «  büt », désignant une souche, un billot . Alors du Scandinave/Saxon «  butr », précisant également : but de flèche jusqu’en 1694 - selon Thomas Corneille
Butte - But - Bute, donne en vieux-français les variations orthographiques en fonction e la phonétique : Bout - Boute - Boutte
Du germain norrois « bu », qui désigne aussi bien un lieu de résidence, qu’un monticule, avec double suffixe « -itt ; -ellum ».
Budh - féminin - origine danois, donne en français par la prononciation « buf - buff », désigne un abri, une résidence temporaire fortifiée, et 1190 - B.N.F. de Paris. 
Nico définit «  bute » dans le sens de « motte ». Furetière en 1690, donne deux distinctions aux mots «  but et butte ». 
« Bute » est cité en 1027 ; en 1399, dans des textes on trouve « Buetoto », et en 1218 «  Buete » - Est apparu dans des noms de lieux vers 1360.
Selon le Glossaire des patois utilisé dans le Maine/Mayenne-Sarthe, aux A.D. 45 - Comptes de l’abbaye de Saint-Mesmin de Micy, près d’Orléans et de son Prieuré Saint-Pierre de Parigné-le-Poslin, dans des actes de 1391 et 1393 - XXII, la définition du mot « butte » définissait une petite éminence, un massif de terre où l’on plaçait la cible pour tirer à l’arc, ou à l’arbalète.


C -

* - Au Moyen Âge et jusqu’au XVIème siècle, on a formé dans nos régions en « -aie » = « -eta » : « -ière - -ie et -erie », dérivés de noms de personnes ; sans article.

La Caillanderie
La racine de ce vieux mot, est incontestablement « caille », il est issu du gaulois « caljo », signifiant « caillou ». A donné « quaccula » en bas-latin dit latin médiéval.
Ne pas confondre avec l’oiseau dodu « la caille », émanant du latin « quacula ».
«-erie », variante du suffixe latin « -aria » - Attesté en 1209, avec le suffixe « -erie », a désigné dan l’Ouest de la France un endroit caillouteux
S’est orthographié au XIIème siècle « Caillouterie et Caillouteriez ».
En 1032, est devenu le nom d’un homme, par latinisation « Caillius » avec le suffixe «  -anum ».  
Cité dans un  acte en 1089 « …..ariam de Caliano…. », et dans un autre du fonds ancien de « Belin ».
A distinguer : «  Caillanderie » endroit où l’on et peut chasser des cailles ; et la « Caillerie », lieu où l’on vend des cailles.



Plan 1937 ; cadastré T.A. - Document Archives départementales de la Sarthe.

Canal de Fillé-sur-Sarthe à Roëze,  ou
Canal de Fuye, dénommée également  Canal des Planches
 P.C. 1937 - section T.A.
Canal, émane de : « canalis », signifiant : « vallon étroit », avec le sens de passage ; dans le sens orthographique a désigné une rigole pour l’évacuation des eaux.
La racine indoeuropéenne : « kan », désigne une chose creuse, d’où la latin : « canalis » - précisant un conduit d’eau.
A donné, les noms de familles : « Lakanal - Chanal » ; le nom d’une rivière : « Chenau affluent de l’Ain », 
L’idée du « canal de Fillé », fut évoquée par de La Lande et Duhamel en 1740, dans le «  Projet de relier la Loire à la Normandie », et plus spécialement en 1743-17552, celui de joindre par un canal « la Haute Sarthe à Alençon ( de Fresnay-sur-Sarthe à Alençon, et un canal Alençon à Argentan ». Le préfet Auvray, en l’an X  ( 1801-1802 ), puis en 1810, et enfin en 1830-1840 , l’idée d’une liaison fluviale Nantes - Caen via le Mans, fut reprise, mais apparaît qu’il resta oubliée dans les cartons.

Enfin, en conclusion, au milieu du XIXème siècle, le chemin de fer tua la navigation fluviale. La Sarthe, et plus spécialement la grande rivière en aval du Mans, et plus particulièrement d’Arnage à Malicorne sombra dans l’oubli. Le transport par la navigation, ne pouvait pas rivaliser avec le transport par rail.
En 1851, la famine était telle dans la Sarthe, que les citoyens du Mans, se regroupèrent et firent venir pour 200.000 fr. de céréales de l’étranger ; la rivière Sarthe étant pleine, deux bateaux chargés de grains arrivèrent à Malicorne. Mais , les conditions atmosphériques, rendant l’état du principal chemin de Malicorne, La Suze, le Vieux-Guécélard, Arnage, Le Mans, impraticable ; Monsieur de Forbonnais, ayant constaté que les portes marinières des moulins de La Beunèche, de Fillé, et de Spay n’était pas en état, et que le temps des réparations, beaucoup trop long.
C’est de 1827, que datent les premiers travaux d’aménagement de la « basse-Sarthe »  - la rivière en aval du Mans. De cette époque à I835, il a été construit en dessous du Mans ,



Automotrice apparaissant dans le canal - Document collection privée.

- le canal de Fillé-Roëze 

La dérivation de Fillé est terminée, et a été livrée à la navigation en 1860, elle a une longueur de 4,5 km , et abrége le parcours de 4 km . 
rive droite,
l’Eglise de Fillé est à 119,4 km de la Maine, son altitude 41,18,
la Mairie à 119,3, face à la rivière son altitude est de 40,825, 
le Moulin de Fillé est situé à 119,2 km , son altitude est de 37,915,
le sommet du barrage à une altitude de 37,125,
l’écluse de Roëze est à 110,6 km de la Maine, le chemin de hallage et de servitude de marchepied à une longueur de ( R.D. + R.G. ) 9 000 mètres linéaires.
altitude de la porte-amont : 38,48 , tr. niv. 2,00 mètres ; altitude de la porte-aval : 38,65 ; tr. niv. 4,65 mètres ; la maison éclusière est à 39,48
altitude du niveau de l’eau dans le canal 36,4 ; celui de la rivière au raccordement  34,00.

* - Nous n'avons pas développé la masse énorme d'informations se rapportant aux caractéristiques de ce canal ; nous les avons en réserve.




Plans ayant été utilisé pour l'implantation du tracé, puis pour la construction du Canal de Fillé-sur-Sarthe à Roëze - Document collection privée.

Carrefour du Pierre Aube - ( voir Aube )
Carrefour de «  Pierre Aube » - PC - 1844 - section A2 - p.c. 
Substantif féminin - Dans le premier sens, on écrivait : à l’aube crevant pour à la pointe du jour…..réf. Jean Froissart - livre 1 - page 220.
Attesté en 1125 par Gormond - « Carrefour » issu du latin « quadrifurcus », signifiant à quatre fourches, qui a remplacé le latin «  quadruvium » - quatre voies. L’évolution de ce mot est intéressante : quadrifurcus devenu carrefour, par assimilation de «  dr » en « rr », avec maintien de « e - caduc » entre « rr » et « f ». La chute du « c » final est peut-être analogique, sous l’influence de « four » - du latin «  furnus » qui a pu donner dans un acte de 1611, (en patois) - «  carrefour ».
Ainsi, en recherchant dans les actes les plus anciens, nous avons découvert pour désigner un embranchement de voies de terre/chemins anciens  : au XVIème et au XVIIème siècles - quarrefour ; puis au XVIIIème «  carrefour ».
«  Carrefour », dans les actes et les textes médiévaux est cité sous les noms de « carroi » - «  quairoi ou querroi », a donné en bas-latiin «  quadruvium », endroit taxé de mysticisme, où régnait une atmosphère lourde emrunte de superstitions. Les religieux de l’abbaye Saint-Vincent du Mans, puis ceux de La Couture étaient les seuls hominidés à parcourir ces lieux.
« Belenos » puissant, lumineux, le Dieu soleil, des Gaulois, devenus « Belenus » des Romains et Gallo-romains, Mithra, à l’époque Mérovingienne et Carolingienne, était encore au XIIème siècle très respecté, vor vénéré dans nos campagne; Des lieux étaient connus, ces lieux étaient entourés de mystères, on les respectait, on les vénérés. On y venait nombreux, on s’y rassemblait.
Dans le Maine, il n’y a pas si longtemps, dans les SarthOis de souche, on prononçait : « Carroë » - caroi pour citer un carrefour. Lorsque l’on compulse des archives notariales d’avant 1940 et suite à la libération , il n’est pas rare de lire : quarroy - carroi au lieu de carrefour.


L’ examen de plusieurs documents, tant aux A.D. 72 qu’aux A.D.37, aux Archives de l’évêché du Mans et de l’archevêché de Tours, démontre une certaine  homogénéité entre le lieu-dit le « carrefour de Pierre Aube, commune de Fillé » et le « Carrefour du Point du Jour, commune de Guécélard ».

Carrefour des Bouillons -  - ( voir Aube - P.C. 1844 - section G2
Bouillon , le mot « jusculum », est un mot ancien, qui a été latinisé ; il se traduit : bullire - bullivum - bultium - bullio - bullionis  que le latin a transformé en « jus culinarium » - réf. Aménités de Droit - chapitre 39 - mot : jus.
Selon Rabelais - chapitre 1 - livre 25  : carrefour signifie carroy, du Ixème au XIIIème siècle.

Carrefour de La Croix Bobet - P.C. 1844 - G1 - Croisement du Chemin de Rôëze à Spay par le Chemin de Saint-Ribault à Fillé-sur-Sarthe 

Carrefour de La Croix de La Richardière 

Carrefour du Houx - P.C. - 1844 - section B2 - Croisement du Chemin de La Suze à Spay et du Chemin de La Pommeraie

Carrefour du Mariage - P.C. 1844 - section G2 - angle de p.c. 455 - Fourche du prolongement du Chemin de Fillé aux Oliveries et du Chemin de Marillan ( -on ).

Carrefour de Pierre Aube - P.C. 1844 - section B2 - Embranchement du Chemin de Pierre à Spay, sur le Chemin de Saint-Fraimbault et du Mortier Noir à Fillé-sur-Sarthe - ( voir Aube )

Carrefour des Petites Iles - P.C. 1844 - section F1 - Embranchement du Chemin de La Reuche , sur le Chemin des Peetites Isles, et croisement avec le Chemin de Fillé à La Beunêche

Cèdre ( Le )
Nom de lieu-dit attesté dans le « Livre des Rois ».
De 1549 à 1718 : « cédre » ; de 1740 à 1798 : « cèdre » - é/è ; de 1835 à 1935 « cèdre ».
Du latin « cedrus » - du grec « kédros », désigne le « pin du Liban » - arbre conifère, pyramidal, à bois rougeâtre odoriférant;
Cédre, en ancien français s’est prononçait et orthographié « cédrin », paraissant dériver de « cédries » - réf. Manuscrit 10510 - folio.7 verso.
Un dérivé est également cité « cedrolent » - adjectif, signifiant de la nature du cèdre.

* - l’élément déterminant est très souvent un adjectif plaé avant , ou après le déterminé …..Châteauneuf ….Chêne vert, Champfleury, Villeneuve…..etc.

Champfleury ( Le ) - P.C. 1937  - section A2 - p.c. 68 - habitation , dépendances, cour ; 69 jardins
Attesté en 1080, «  Chanson de Roland ».
De « flur » à « fleur » - 1534 ; du latin « flos - floris » - masculin. Alternances diverses de 1549 à 1646.
« Champ ou Champs », avec sa variante orthographique médievale « Champt », dont la racine « camp », émane du latin « campus », désigne un terrain cultivé.
Les composés sont fréquents, ce sont des noms anciens de domaine devenu souvent des patronymes : a avec un adjectif « fleuri ou fleury ».
Nom cité en 1154 « Campus Floris », et en 1206 « «  Chauffreis », au XVIIème siècle «  Campus floridus » .

En principe l’utilisation du mot « champ », signalait avant le Xvème siècle ddes champ, des pièces de terre assujettie au droit de Champart  - réf. Charte de 1364 ; Richelet - 304 , n°30.
- Champaige 
Droit sur le pâturage des bestiaux - réf. Arch. P.17 - folio.29 recto.
- Chaparteor
Sergent seigneurial, qui préléve le droit de Champart.


Châtaigne mure, prête à tomber, la bogue desséchée libère le fruit  - Document collection privée

Chataignier * - P.C. 1844 - section G2 - p.c. 272 ; 273 - Jardins - centréé au milieu d’un parcellaire de petits lots

Du saxon « chastaigne », signifiant - un coup violent a donné en latin « castanea » .
Est apparu en 1165, pour désigner un lieu-dit.
Attesté en lieu-dit dès 1170 par Aymeri de Narbonne. Au XIIème sièclle a donné le latin « castaneus ».
Écart planté de châtaigniers coté en 1538
Vieux français « casteneriae » - 1080 - B.N.F. de France, 
«  Castanario » - 1172, B.N.F. de Paris - fond ancien,
« Chastigné » -1487 - Arch. Départ. 72, H.57 - en 1549 et 1564 dans des actes du Fond ancien de l’Ordre Bénédictin : « chastaugnier » ; en 1663 « Chastigny ».-, en 1694 « chastaigner » ; en 1718 « chastaignier » ; en 1740 « châtaignier ».

* - Glossaire étymologique du Vieil Français nous donne,  « castanetus » - ( lieu planté de châtaigniers, comme racine du nom de Spay ).

* - Nom de Spay, le « e » de « etum » semble être cité dans un diplôme mérovingien - « cipidus » , daté du IXème siècle ( Diplomata - p.122 , l.36 ). En latin, on obtient « cepa » , donnant en bas-latin / vieux haut français « cepetum », signifiant « oignon » ( Chronique de Béze - Nomenclature historique, p.37, n°163 ).
En vieux-haut-français : « Chastignier » - masculin, précise un lieu planté de châtaigniers - cité dans un Cartulaire Manceau en 1419 « ….pour la cheute du boy cheu par force du vent ou chastaignier du bord de sarte….. ».

Il semblerait que très tôt, Fillé fut doté d’un réseau de « voies de terre », fonctionnel.
En effet, le canevas des anciens chemins, pour ne pas dire antique, transparaissent dans le plan cadastral de 1844. 



Charrière filléenne, dans les années 1970, il en existait encore quelques-unes - Document collection privée.

Chemin - charrière
Chemin, signifiant « voie de terre, ou voye » - « charrière », semble tiré de l’espagnol «  carrera », lui-même dérivant de « carra », définissant une voie, un chemin de chars, de charrettes, de carrosses. Le mot « charrière », précise un lieu, où passent des charrettes.

Chemin, selon M. Ferrari, dérive de « caminare », et peut-être même de « caminaire », c’est-à-dire de « gamba » = jambe. Il émanerait donc de «  camino, de gambinare ». Selon l’étymologiste Bourderot « camino » : est le lieu où l’on marche.

* - il devient évident, que la bipédie chez les hominidés : si elle leur donna la station verticale, la station perpendiculaire au sol où ils déplaçaient au quotidien. Cette mobilité acquise, par la transformation de leurs mains antérieures préhensives, par des organes : pieds non préhensibles, modifia complètement leur mode de vie. Se déplaçant en permanence, il pris l’habitude d’emprunter dans un sens comme dans l’autre les mêmes endroits. Le foulement de se pieds tassa le sol, la terre n’étant plus aérée, la végétation hrerbacée, disparue, la végétation buissonnante, par les frôlement modifia son expansion dans un sens. Peu à peu, apparu, un tracé, qui devint, un sentier, lui-même évoluant vers un chemin.
. ».

Chemin des Basses Iles 

Chemin La Beunêche - P.C. 1844 - section F2 
Coupant à l’équerre au Carrefour des Petites Iles, le Chemin des « Petites Iles », à Roëze branche gauche à la fourche et à Fillé, branche de droite.
Desservant « les Petites Iles » , « les Grandes Iles », « les iles du Milieu »

Chemin de la Cohue
Chemin de La Cohue au Petit Aunay - PC - 1810 - section C2 - p.c. 

Chemin de la Croix de Pierre Aube à Spay 
Reliant « Pierre Aube » à Spay,  Section B2 - le Bourg
Desservant « La Maisonnette » ; « le Bur » ; « les Hautes Géleries » ; « Grand Mont », et reliant ce lieu aux « Fontaines ».

Chemin de Fillé à Spay - P.C. 1844 - section A2
Tronçon commun au Chemin de Saint-Ribault à Fillé, une peu avant le Carrefour de Pierre Aube, il se dégage,  par un embranche à l’équerre sur la droite passant par : la Poussinière - le Petit Chêne.



Chemin dit « creux »., bordé d'émousses de chênes dans le bocage filléen - Document collection privée.

Chemin de La Lisardière au Carrefour de Pierre Aube - PC - 1810 - section A1 et P.C. 1844 - section A2
S’embranche au Carrefour de Pierre Aube sur le Chemin de Saint-Fraimbault à Fillé - Il desservait les lieux-dits : du Petit Bois -La Grande Moricerie - Les Vallées - le Mortier Noir, puis par une charrière, se transformant en sentier la Lisardière ainsi nommée en 1810, qui deviendra en 1844 La Livardière.

Chemin de Maillon
Reliant « le Glandier », «  la Haute Denisière ».
Le chemin de Maillon se prolonge par le Chemin de La Denisière
Desservant « les Mialetères » , « le Mariage », par la « Croix de La Richardière » , « le Clos » , «  Maison Neuve » , «  la Pelousette ».

Chemin de la Perrée ( Le )
Chemin émane directement du mot gaulois « cammïnus », passé dans le bas-latin avec la romanisation
« Perré ou au féminin Perrée », forme ancienne de «  Pierre ». A pu désigné en français moyen du XIIIème - XIVème siècle « un chemin caillouteux ». On trouve cité au XIIème siècle «  …..chemeing petreum » , en 1250  « chemin Perrois ».
En bas-latin acte de 1070 «  peretum », en 1272  « Perretum ».

Chemin des Oliveries à Fillé
Chemin des Oliveries à Marillon - PC - 1810 - section D2 - p.c. 

Chemin des Petites Iles

Chemin de La Pommeraie - P.C. 1844 - Délimite la section B de la section B2. - P.C. 1844 - section A3 - S’embranchait sur le chemin de Fillé à La Suze-sur-Sarthe - p.c. en 266 ; bordé par deux étangs 260 et 282
Délimite la section B de la section B2

Chemin de La Reuche - P.C. 1844 - section F1 - chemin s’embranchant au Carrefour des  Petites Isles, sur le Chemin des Petites Isles et se dirigeant vers le Bourg de Fillé.

Chemin des Selleries à la Pommeraie - PC - 1810 - section A1
Mots dérivés de « Chemin » , utilisés dans le Patois local du IXème siècle au XVIIIème, émanant du vieux-Français

Chemer
Las de suivre toujours, dans un sens et dans l’autre le même chemin, en adopte un autre - Glossaire de Jullien et P. Lacroix.

Cheminable - adjectif
Signifiant : par où l’on peut passe - Réf. Bulet. Jurid. VI, 13 et Saint Just folio. 294 recto en 1594.

Cheminage - cheminaige -  queminage
Droit du suzerain, ou d’une autorité religieuse d’établir, un chemin, - Réf. Dénombrement du Bailli - 1387 - P.304 folio.1 verso.

Cheminal
Désigne dans les textes et actes anciens, en général entre le IXème siècle et le XIIIème l’existence d’un chemin, et remplace ce mot.

Cheminée
Signifiant : chemin - voyage - Réf. Manuscr. 568, folio-562b.

Chemineison - cheminassions - féminin
Signifiant : action de cheminer « sur un chemin ».

Cheminéor
Signifiant : voyageur qui se déplace en empruntant un chemin - Réf. pour ces deux mots  - Richelet - 901 folio.434 verso et e.



Genre de chemin, où il faisait bon se promener en toutes saisons, victime du remembrement - Document collection privée.

Mots dérivés de « Chemin » , utilisés dans le Patois local du IXème siècle au XVIIIème, émanant du vieux-Français.

Cheminée Brulée ( La ) - PC - 1810 - section A1 - p.c. 36 - 37 - 38
« cheminée » - nom féminin, attestée 1138 « la Vie de Saint Gilles » ; «  Chemineie » dans un acte du 3 février 1191.
En 1549 et en 1564 : « cheminee » ; en 1606 : «  cheminée » - e/é
« Vincent, le Coulture et Évêché du Mans : Chenlinais ( -ay ) ; cheminet ; désignant un « petit chemin ».
Cheminée, est une forme dérivée du gaulois «  caminum » , qui a donné un nom « camminum »,  désignant une personne possédant une maison à l’écart du chemin du village. Devenu en bas-latin « caminata au VIème siècle »
Ce nom s’est appliquée plus fréquemment à une maison pourvue d’une cheminée.
«  brulée » - ce nom, et ses dérivé : brullée - bruslée - brulet - bruslais, cités dans les références déjà énoncées. Il a un sens spécifiquement topographique, pouvant indquer un terrain brûlé, par le feu ( défriché ). Cheminée brulée, désigne une propriété établie sur un essartage de la forêt, selon M.-Th. Morley du C.N.R.S.
Cité «  caminet » en 1308.

Âtre - foyer dérive du bas-latin «  caminus », du grec « kaminos ».



Gros plan sur la section G4, du Plan Cadastral de 1844, du Château du Gros Chesnay, - commune de Fillé-sur-Sarthe - Document Archives départementales de la Sarthe.

Chênais - Château du Gros ) - P.C. 1844 - section G4 - p.c. 1081 : Château et Cour d’honneur ; 1080 : avant-Cour - Communs et dépendances ; 1079 - 1082 1083 - 1084 - 1085 : Jardins ; 1071 - 1072 - 1073 - 1074 - 1075 - 1076 : Parcs ; 1112 - 1116 - 1184 : Douves
Attesté en 1080 «  Chanson de Roland « - découle du bas-latin « grossus » signifiant épais, a supplanté « grassus »
L’adjectif « gros », exprime un qualificatif, une grandeur relative. En effet, lorsque l’on compulse des documents anciens, plus on remonte dans le temps , plus on se trouve dans l’obligation de constater que « gros » est précisé sous le qualificatif en français courant « grand », devient au IXème siècle « grant », signifiant important, et même très important. En vieux-français « crans ou cras ».
« Chêne », attesté en  1190 « Livre des Rois », a dérivé en «   chasne », puis en « chesne », et en « chenet » pour désigner un lieu où plusieurs chênes s’épanouissaient.
« chêne » du latin « quercus »  , émane du gaulois « cassano », ayant donné en vieux-haut-français « chasne ». Avec l’adjectif on trouve en 1204 « grant quercus ».
« chêne », avec le suffixe « -etum », précise un lieu topographique, d’un domaine supportant une grande densité de ce  végétal arborescent.

Il est certain que la « Foresta Folicionis », opulente forêt qui se développait au Sud-ouest de la cité Mancelle, sur la rive droite de la rivière Sarthe à la fin du Moyen Âge, était incontestablement le domaine des chênes et des hêtres, géants de nos bois, qui  s’élevaient parmi une moyenne futaie de charmes, frênes, et ormes, d’un sous-bois épais. De nombreux actes dévoilent l’existence en certains endroits favorables, à la concentration de chênes, d’où la dénomination variables dans les actes des abbayes : Chenai - Chenay - Chesnais, en moyen français : Chenet - Cheney - Cheney, et en vieux français : Chenoy - Chesnoy.
Dans des Cartulaires on trouve : de 1549 à 1718 « Chesnay », de 1740 à 1935 « chênaie ».
Le « Gros Chênais », quelque soit son orthographe  est un lieu où existait et se développait des arbres de cette espèce particulièrement important dans la circonférence de leur tronc.



Gros plan sur la section G4 du Plan Cadastral de 1844, de Fillé-sur-Sarthe - Document Archives départementales de la Sarthe.

Chesne ( Le Petit ) - P.C. 1810 - section A1 - p.c. 166 ; 165 : Jardins
Ce qui se rapporte au précédent, est identique pour ce lieu-dit.
Si l’on analyse minutieusement les documents, on constate que le « Petit Chênais », d’une superficie inférieure, est une émanation, un prolongement du « Gros Chênais ». 
Dans le passé ils ont appartenu à deux propriétaires différents, suite à un partage après décès. Ils ont été la cause d’une opposition sévère.

- Mots dérivés du mot « chêne-chasne », utilisés avant le XVème siècle,
Chesneau - espèce de reptile - serpent, habitant spécifiquement les chênes, de nos jours disparus - réf. Grevin dans son ouvrage sur les « Venins » - édition 1567 - t.1 - p.19.
Chesneteau - jeune chêne,
Chesnoi - Chesnei - Chasnoi - Chasnoy - Chaisniois - Caisnoi - Caisnai - Kaisnoi - Casnoi - Chaenei, noms relevés lors dans des Actes, Cartulaires d’Abbayes ou de Prieurés, et de Chartriers, aux A.D.72, à la Médiath. Du Mans et à la Biblioth. Univers. d’Angers .
Richelet - manuscr. 24361 - folio. 42 verso.



Document collection privée.

Clos ( Le ) - P.C. 1844 - section G2 - p.c. 243 ; 244 : Jardins

Clos Colin - P.C. 1937 - section B2 - p.c. 161 habitation, dépendances, cour ; 162 Jardins/Champ
« Clos » - substantif - masculin - précise un terrain, un domaine entouré par une enceinte, murs ou autres, propriété d’un dénommé « Colin » - attesté en 1190 par Jean Bodin « les Six livres de la République » ; du latin « claudere » signifiant « fermer », précisant « enfermer ».
Dans la citation « …..estre clos de…. » - être entouré de…..enfermé, encerclé d’une clôture…..d’un mur. L’expression « clore le pas » - bloquer le passage - l’accès.
S’est orthographié « claux » du latin « clausum » - 1504 - désigne un enclos, est déterminé par le nom du propriétaire créateur, y est souvent accolé.
Représente le nom gréco-latin de « nicolaus » ; grec - « nike » = victoire, et latin « laus » = peuple ; selon Marie-Thérése Morlet.
Dès le XIIème siècle « closs précisé une propriété cultivée, appartenant à un homme dénommé Colin ».
« Colin ou Collin », vraisemblablement dans le cas présent ,  nom d’un  homme, dérive du germain « colo ». Pourrait dériver de « Nicolas », avec aphérèse de l’initiale : Colac -Colin - Colet…..

Clos de La Cosnuére - P.C. 1844 - section G1 - p.c. 115 ; parcelles en A et B, et le sentier de desserte
Cité en 1419 - réf. H folio.101 verso.
p.214, le Dictionnaire Topographique de la Sarthe, renvoi « conuère - cosnuère » à « cornuère ».

Cornuère en 1632 ; Cornuaire en 1714.
Pourrait être un dérivé de « corne ».
L’accent a publié le grammairien latin Diodéme est l’âme du mot. En général il est resté dans les langues romanes à la place qu’il occupait dans le latin vulgaire. Ainsi, l’accentuation du latin vulgaire, ne différait que sur quelques points de celle du latin classique - « cosnuère » - « consûere » se traduit en : cousre, puis en cousdre, et en coudre.

Autre hypothèse, selon Rolland, « Cosnuère », cité en 1510, désigné dans le même acte Cosnuère, puis Cosnuau, et enfin cornuère, pourrait dans s traduction découlé du nom de famille du propriétaire « Cornu ». Il n’exclut pas que cette dénomination émanerait  d’un endroit où foisonne la fleur dite « bouton d’or », dénommée en patois « Cosnuau ».

Clos du Gros Chênais - P.C. 1844 - section G2 - parcelles  de 255 à 454 ; de 48 à 488 ; de 55 à 1002.

Clos de la Janverie - P.C. 1844 - section G2 - p.c. 19 parcelles de vigne 457 à 476. 

Clos de La Richardière - P.C. 1844 - section G2 ; desservi par un sentier s’embranchant à Saint-Julien p.c. 407 et 408
La section G2 est parcourue par un réseau complet de sentiers
Mots dérivés de « Clos », utilisés dans le Patois local du IXème siècle au XVIIIème, émanant du vieux-Français

Closage - closaige
Signifiant : clos - enclos - closerie - Réf. Charte de 1293 - Duc. II, 402b et aveux de baillage P.294 registre 1.

Closeis - closis - adjectif
Signifiant : fermé

Closel - clousel - clossel - clocel - clusel - cluseau - cluseaul
Signifiant : petit clos - petit enclos - Réf. JJ.41 folio. 44 recto.

Closelet - masculin
Signifiant : très petit enclos - réf. 1374 - JJ.106 - pièce 83.



Gros plan, sur le Plan Cadastral de Fillé - 1844 - section G2 - lieu-dit : la Cohue - Document Archives départementales de la Sarthe.

Cohue - P.C. 1844 - section G2 - p.c. circulaire 971, cernée par 768 -769 -772
Pris dans son acceptation moderne, le mot « cohue », n’a absolument pas la même signification, qui lui était donné au Moyen Âge. Si de nos jours, il définit une foule, une assemblée tumultueuse, en ces temps lointains, il définissait un lieu de juridiction, de halles, de marchés, une réunion de gens de justice, réunissant la foule dans les localités où résidait la « cohue du roy ».
Au tout début du XIVème siècle, la « cohue ou quohue », il apparaît que c’était un synonyme de halle, hangar, foire. Cette signification allait perdurerjusqu’au commencement du XVIIème siècle ( 1621).
Semble dériver du mot « cohuage » - masculin - droit royal sur une : cohue, c’est-à-dire sur une « halle », qui était prélevait sur toutes les marchandises qui circulaient en ce lieu.
Réf. Cité en 1281 - Accord de Morice ; en 1373 Charte de B. du Guesclin ; en 1473 Charte des Comtes d’Anjou.
Cohue - Quohue - cochue - choue - cholue - choe - singulier - féminin
A désigné au IXème et XIIIème siècle, une halle, un hangar où l’on se réunissait, par extension : une place, un foruem, un espace où l’on se réunissait pour discuter.
Cité dans un Acte de octobre 1278 - une lette de 1283, II, 431.
Extrait : « ….faites cohue ou hales…. » - Chartrier de 1305 - Philippe le Bel - manuscr. 9785 folio.157 verso.

«  ….a la cohue dudit lieu…. » - réf. Cartulaire de Sainte-Croix - 1426 et 10 mai 1432.
« cohue » - substantif- féminin - désigne initialement selon le Dictionnaire de Langue Française du XIème au XVème siècle: un auditoire -  le lieu où se tient une juridiction, par extension un marché. Attesté dans les Coutumes de Normandie en 1383 - folio.26 ; précisé par Ordonnance de l’Echiquier - folio.33 - Cité dans le Glossaire de Du Gange,  pouvant dériver du latin « Cohuagium ».
S’est orthographié : « choües »
Dans le vieux français : nom féminin désigné un lieu où se tenait la petite justice - du latin « cutus », signifiant réunion, assemblée.
Désigne un auditoire des Juges, de Seigneurs, peut préciser un où l’on se rassemblait au XVème et XVIIème siècle, peut dériver de « coëundo » ou de « cohors ».
A encore était utilisé page 334 dans un acte du 14 février 1488.
Nom dérivé : 
Cohuier - masculin
Signifiant : inspecteur de la cohue
Extrait de : « ….icellui  detenteur dudit fieu ou tenement doit au roy nostre sire le service de geolier et de cohuier dudit lieu de la cohue ».
Un document dans un inventaire après décès, nous dévoile qu‘en patois et en Vieux-français, «  coiclot » désigne un cercle ;« coicter » = fouler :  dont réf. 1348 - G.82.



Gros plan cible de la section G2, du Plan cadastral de Fillé - 1844 - lieu-dit : la Cohue - Document Archives départementales de la Sarthe.


Cour ( La ) - P.C. 1937 - section A3 - p.c. 240 habitation, dépendances, soues ; 239 Jardins ; 238 Pâtures ; 229 et 230 Etangs.
Nom féminin - attesté en 980 «  Passion du Christ »;
« cort », s’ orthographie « cour », d‘après le latin« curia » ; à l’époque franque et mérovingienne du bas-latin « cohors et cortis » a désigné précisément : cour de ferme, c’est-à-dire un  espace entouré par des bâtiments, puis à l’époque carolingienne par extension : domaine seigneurial ; et enfin : l’entourage du roi.
La forme avec le « t » - « court », perpétue étymologiquement l’ancien français, dérivant de « cort ou de curt ». Estienne a écrit : « la court de la maison », en faisant ainsi une émanation de « curtis ».
En 1718, on trouve une remarque, réunissant : en 1611, Contgravre ; en 1680, Richelet ; en 1690, Furetière, écrivent « cour » pour désigner un espace clos ; en 1694, l’Académie tranche en écrivant « cour ».

- Cort - Court - Cour - Curt
Initialement avant le Xème siècle, désigné une ferme, une exploitation agricole
Charlemagne divisa les « cours », en deux catégories : 
- les 1éres continuèrent à s’appeler « courts », c’étaient des manses seigneuriaux isolés, et dispersés sur l’étendue d l’Empire,

- les seconds, qui se dénommaient « villa - viallae » étaient composaient de plusieurs villages, où se situait habituellement un château.
Mais, sous Charles II dit le Chaules, petit-fils de Charlemagne, le nom de « court », ne s’appliqua qu’aux petites fermes.

- Cortil - Courtil - Courtilg - Keurtil - Curtil - Corti - Cortiou - Cultil - Culti
Ces noms ont été relevés sur différents Actes - Cartulaires - Annales Comtales aux A.D.72,
Désigne par principe : une petite cour - un jardin de campagne clos de haies, de fagotages, de fossés.

Croissant ( Le ) - P.C 1937 - section C2 - p.c. 172 habitation et dépendances - cours
Dans un acte du XIIIème siècle on découvre « Crossacio ».
S’est orthographié, par la phonétique en patois local « Crescent », dérivé direct du latin « crescens » ; particulièrement présent dans le verbe « crëscère » signifiant « croître - s’élever ».
En 1082, nom d’un homme gaulois « crescentius », cité par A. Dauzat et Ch. Rostaing .
Du latin « Crescentus », désignant villa, groupe d’habitats - Nom masculin , attesté en 1190 «  Li Serment de Saint Bernard ».
S’est orthographié de 149 à 1606 « Crescent », influencé par la phonétique ; et depuis 1694 « croissant ».
Dans l’Antiquité et se prolongeant au Moyen Âge le culte divin du Soleil, et de sa mère la Lune, était suivi ainsi : le temps de croissance de la lune - croissant de lune « Parthenopeus » était observé en certains endroits dénommés en dialecte de l‘époque « Crescent ».

Croix ( La ) - PC - 1810 - section B - p.c. 223 - 224
La Croix - « crucem » en 672 ; « Cruce » en 775 ; « Croi » en 1199
dénommée dans certain actes de l’abbaye de La Couture du Mans « Petite Croix » ou en « Croix Geslin » en 1909.
La citation « quadruvium », précise dans les actes et texte de l’abbaye Saint-Vincent du Mans et dans ceux de l’abbaye de La Couture « un carrefour marqué d’un calvaire, d’une croix ». On trouve cette citation, dans un règlement daté du 11 de la calendes de janvier 835, concernant un « quadruvium, placé dans la foresta Follicionis *, en bordure de la sarta…. ».
Ce nom évoque inévitablement dans les actes et les textes de Cartulaires, d’Obituaires médiévaux un lieu précis, nécessairement un « carrefour », en bas-latin un « quadruvium », ou en vieux haut-français un « carroi désigné également en fonction de la phonétique quairoi /querroi ».
Cité et attesté dans un acte de l’évêché du Mayne en 1066 « ….terra de Cruce …. ».
* - Bois de Bizerais à Spay, n’est qu’un reliquat de la vaste forêt par la présence de Quercus robur ; la zone humide sur terrains silicieux se manifeste au Patis de Martrais.

Croix Bobet ( La ) - alt. +46 - PC - 1844 - section A2 - p.c. 85 - 86
Croix Bobet
« Croix » - nom féminin - cité en 1549, 1564 ; « crois » en 1694.
Au Xème siècle on a trouvé « crüz » et au XIVème « croiz » dérivant du latin classique « crux et crucis pour un nom composé ».
Étymologiquement, la combinaison du « o » fermé accentué avec « yod » issu de la palatanisation de «  c + e = crüce - croits » - est noté « z » dans « croiz au XIIème siècle », c’est-à-dire « crois » devenu « croix ».
Idem - nom d’un lieu-dit avoisinant, pour désigner un hameau familial.
Peut évoquer, des choses diverses , et plus particulièrement, un calvaire destiné à la piété.
Il ne faut pas oublier, qu’au Moyen Âge, les croix ont été utilisées pour préciser la délimitation du domaine d’influence de la paroisse.
« bobet » attesté en 1220, par Gautier de Coincy
« Bobet », et ses dérivés « Bobbé - Bobet - Bobeis », a pour racine « Bob » . Ce nom a symbolisé au Moyen Âge une personne orgueilleuse, vaniteuse.

Croix de Pierre Aube ( La ) - P.C. 1844 - section B2 - intersection du Chemin de Saint-Fraimbault au Mortier Noir ( le Bourg de Fillé ) et du Chemin de la Croix de Pierre Aube, entre p.c. 65 et 243.

Croix de La Richardière - P.C. 1844 - section G1 - p.c. 167, à l’embranchement du Chemin de Marillon, sur le Chemin de Roëze à La Pelousette.

D -


Denisière ( La Haute ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 897 - 898

Denisière ( La )
Du nom de baptême « Denis » au masculin, « Denise » au féminin ; du grec « Dionusios », s’est latinisé en « Dionysies », dérivé du gaulois « Dionysos » ; émanant d’un dieu du Panthéon grec
Avec le suffixe « -isca » - « -ière », a donné le nom d ‘un ancien domaine du XIIème siècle  ; et le nom de son 1er propriétaire/défricheur.
- Cité dans un acte notarié en 1861.
Tiré de la généalogie de la famille P. de Ronsard,
- Guillaume de Ronsard, seigneur des Roches, a épousé le 6 février 1559, Magdeleine de Monceaux, dame de La Denisière, dans le domaine de La Couture

E -

Embuches ( L ‘ ) - PC - 1810 - section D1 - p.c. 648 ; P.C. 1844 - section G2 - juxtaposition de petites parcelles, non parcellaires
Attesté en 1170, par Florimont, et par Benoît de Sainte-Maure.

Au XIIème siècle « embuscher », signifiait : trahison cachée - embuscade - Dans un Chartrier aux A.D.72, on trouve cité en 1130 et en 1425 « …..se mectre aux embusches….. », et «….estre aux embüches…. »  , c’est-à-dire : dresser une embuscade - ce cacher, ce mettre à l’affut, dans un lieu propice, situé dans un endroit boisé, pour surprendre, attaquer.
La racine « buche », a donné les variantes « Buca dans le Sud, et Busche dans nos régions », désigne un métier : Marchand de bois.
Le préfixe « em- », peut signifier « dans » ; ou peut dériver du latin « inde » signifiant « au-delà de ce lieu ».

C’était l’endroit, le lieu où l’on « apaier », en vieux-haut-Français et en patois,
- Apaier - verbe, signifiant : amorce - attirer en présentant un appât. Définition conforme à la première conjecture sur l’origine du substantif « apai » ; il est pensable qu’une analogie existe entre « apai » et « Opaiemens », ont une origine identique.

Enclos ( L’ )P.C. 1937 6 section B2 - p.c. 130 habitation, dépendance, cour 
Nom masculin  - Attesté en 1050 par Alexis.
Racine «  clos de clore », synonyme de « fermer - entouré d’une clôture » ; du latin « claudêre ». A été progressivement remplacé par « fermer », depuis XVIème siècle, par  suite de l’homonymie de certaines formes, avec  celles de « clouer ».
En 1240,  un texte de G. de Lorris a cité pour désigner un « enclos », le mot « closerie »  ; et en 1449, dans un acte de La Couture « closoir ». 
Dans un pays spécifiquement « bocager », constitué de parcelles de toutes formes et de toutes dimensions, clos par des haies vivaces, l’enclos précise un endroit clos par des clôtures artificielles.
En vieux-français du XIème siècle. Est cité dans différents actes dont un en 1109, sous la dénomination de : baille - bail désignant expressément une barrière, une clôture.

Enclos ( Le Petit )  - PC - 1844 - section A2 - p.c. 84 - 85
Nom d’origine germanique «  fak », variante « vac », désigne une portion de terre - cité en 878 - «  vaeke ».
Latin « clodere » - vieux français « claudere », désignant un petit endroit entouré d’une clôture souvent en maçonnerie, ou en pierres sèches, renfermant quelquefois une vigne. Semble avoir été cité pour la 1ère fois dans un acte vers l’an 1000.
«  le Clot - 1621 - Notaires, V, 194 »,

En Patois local et en Vieux-français du IXème siècle au XIVème siècle

Encloistre - ancloisire - encloystre - enclostre - enclastre - enclaire - masculin
Signifiant : enclos
Réf. manuscr. 19525 - folio.19 ; Chroniques de Froissard - II, 115 ; Sté de l’Histoire de France - I, 34.

Enclos - enclouz - adjectif
Signifiant : inlcus
Cité en 1314 - Ordonnances II - 429 ; en 1522 - Histoire de l’église de Brou - p.420 - 2ème édition.

Mots dérivés,

Encloseure
Signifiant : enclos - enceinte - clôture.
Réf. Richelet 830 - folio.72e
Terme de droit féodal - « enclosure » ; réf. Institut 237 Houard.

Enclosin
Signifiant : clôture
Cité en 1418 : petite .

Écusson ( L’ ) - P.C. 1937 - section D1 - p.c. 10  Habitation, dépendances et cour , 9  Jardins ; 12 - 13 Habitations, dépendances et cour , 14 Jardins ; 11 voie de desserte
Nom masculin - attesté en 1080 « Chanson de Roland » - vient du latin : « scutum », désignant l’écu des armoiries.
Lieu-dit situé à la croisé de chemins forestiers, se situant toujours dans un carrefour, où des hommes d’armes, des écuyers- écuyers « scrutarius », armés de boucliers, d’écus « scutum », se donnaient rendez-vous, se rassemblaient pour faire route ensemble.
L’ Écusson, nom cité en 1235 et en 1285 ; puis en 1690. S’est écrit « escusson » en 1549 et en 1718 ; puis à partir de 1740 « écusson ».



Mares par résurgence, fréquent dans l'environnement filléen - Document collection privée.

Etangs ou Mares
« mare » - nom féminin ; cité dans un acte en 1549 « marè ».
Étymologie au XIIème siècle, dérive de l’ancien  Norrois « marr » signifiant petite mer, petit lac ; de même racine que « marais ». Le féminin  peut s’expliquer par le rapprochement avec l’anglo-saxon « mere ».

Etangs 206 - 13 & 23 à Grans Mont ; 24 en section B1 ;  en 206 au Mortier Noir ; en 253 ; en 260 ; en 277 aux Rouanneries .
Si sur le territoire communal de Fillé existe ou plus précisément subsiste plusieurs mares ou  étangs naturels, cela émane directement du « Passé géologique de ce territoire ».
Donc, si le mot « étang » est omniprésent, il faut admettre qu’il peut employé isolément. Nous en avons retenu quelques us sus désignés, et nous avons découvert qu’ils étaient quelquefois cités  sous la dénomination en 1160/1182 «  estanc » ; dans un acte de Villon en 1460 « étang », influencé par le latin « stagnum ».

Etoile ( La Belle ) - PC - 1810 - section E2 - p.c. 142 - 143
Stella » cité en 1075 - Attesté en 1080.
Bas latin « Stëla » en 1080 - Arch. Nat. - Latin « stella » en 1112 dans le sens de « carrefour » ( carrefour spécifiquement forestier ), par opposition au ( carrefour rupestre ) - 1157 ; effectivement peut désigner un croisement de plusieurs chemins - cité en 1235.
Dans des actes « estoille » en 1549 et en 1564 ; « estoile et estoille » en 1694 et 1718 ; « étoile » depuis 1740.

La graphie étymologique avec deux « l » simplifie la consonne double dans l’entrée mais garde la forme « estoille » dans tous les textes de 1611 - 1680 - 1690 et 1694 ; simplifiant définitivement la consonne double.

F -

Ferme Neuve ( La ) P.C 1937 - section D.2 6 p.c. 102 Habitation, étables et grangs, dépendances encadrant sur trois cîotés une cour quadrangulaire ; 101 Jardins ; 99 et 101 Pâtures
« ferme », forme un nom composé pour situer un lieu. Souvent accompagné d’un déterminant il précise un écart, un hameau.
A désigné comme dérivé « fermier », tenancier d’une ferme.
Bas latin  « firma », donne en latin « firmus » - Larousse analog.
Apparaît dans un acte de l’abbaye de La Couture en 1200, par lequel, l’abbaye abandonne à un tenancier, l’exploitation d’un domaine en contre partie d’un loyer. Par la suite, du XIIème au XVIème, a désigné un ensemble de constructions solides, résistantes, servant d‘habitation et à usage agricole.

Benoît de Sainte-Maure spécialisé dans les domaines ruraux en 1160, définit  le « bail à ferme », par extension « bâtiments d’une exploitation agricoles loués à bail ».

Folerie ( La )  P.C. 1937 - section B2 - p.c. 130 habitation, dépendances, cour  
La racine « fol » ou « folle », est attestée 1080 ; dérive du latin « follis », signifiant : sac, ballon. Dans un texte à cette date « ….folz en habillemens et en parolles…. » soit exagéré sans juste mesure, indiscipliné - Philippe Monet.
Passage en bas-latin dans un acte des Archives de l’évêché du Mans «  ….in villa Foliolis….. ».
Nom féminin - S’est prononcé et orthographié entre le IXème et le XVème : foulerie - foullerie puis follerie et enfin follerie ; selon les actes que nous avons compulsés. Pendant l’époque sus désignée a indiqué un lieu où se trouvait un moulin fouleur - manuscrit de 1300, Cartulaire folio.86e - cité également en 1314 et 1315,  dans le  Censier des Bénédictins.
On le trouve relativement souvent en toponymie, avec une certaine valeur, pour désigner un endroit où l‘on cultive de : l’ avoine sauvage. 
Dans les coutumes rurales locales, dans les textes anciens, il a désigné une lieu foisonnent.
Si même racine que « folletière » dérive du latin « follis » - endroit où l’on joue au  choule.
Le nom de « folerie », a été utilisé par Rabelais en 1532, en lieu et place de « folasterie ». 
En 1340, il est question d’une « follerie » appartenant aux religieux ( moines bénédictins ) - réf. JJ 72 folio.235  v°. - En 1466, on trouve : « …mmestier de folerie et de draperie…. ».

- Cens
Émane de « census », signifiant rente. Le « cens », est l’ancien « chevage ». C’est à la fois le fermage et l’aveu de dépendance.
Cense, désigne à la fois, la métairie, le fermage et la vente - réf. - Glossaire du Vieux Français de La Curne.



Fontaine, ou plus exactement source, résurgence naturelle de la nappe phréatique - Document collection privée.

Fontaines ( Les ) - PC - 1810 - section B - p.c. 131 - 132
Fontaines des Bouillons
De « Fontanus », adjectif, on fit « Fontana »
Fontaine, a été désigné jusqu ’au XIIIème siècle sous la dénomination de « fons » ; a désigné du IXème siècle au XVème dans des actes en bas-latin des « abreuvoirs » - Réf. 13784 - JJ.198  , pièce 360.
Fontaine est synonyme : d’eau.
Symbolise : abondance - exubérance.
« Fontaine » nom féminin, attesté en 1160 par Eneas ; découle du latin « Fontana », dérive de « fons et de fontis », précisant la source, le principe, l’origine.
Du bas latin « Fontana » - Latin « fontanum », dérivé de «  fons », signifiiant « source », avec « -anum » - en 1170.
A donné « Fontana »  en 1100 ; « fontanis » en 1180 - dans un acte de donation à l’abbaye de La Couture « fontanarum » en 1320.
On le trouve cité dans un relevé de la «Taille » en 1292 - Attesté en 1320 « ….vllae quae dicitur Fontanas…… ».
A été cité dans des textes, comme nom d’un homme d’origine germanique mérovingien ) - « funth », avec suffixe « -aine ».
On trouve dans plusieurs textes aux Archives de l’Evêché du Mans, datés du Bas et du Haut Moyen Âge, l’expression : « faire ses fontaines », pour signifier : se livrer aux divertissements de la Mi-Carême.
Aux ou les « fontaines » - Registre des Etats Généraux et Convocations de Etats - à la fin du Xvème siècle. 

A certaines périodes du XIIème au XIVème siècles, «  fontaine », était synonyme : d’abondance - d’exubérance.

Dérivés
Fontainette - Fontanette - fontenette
Signifiant : petite fontaine, courants d’eau - 

Fontanier
Signifiant : nos Aïeux avaient un vocabulaire très détaillé, et très précis, ainsi ils distinguaient la fontaine, de la « source » , qu’ils désignaient sous la dénomination de « fontanier », tandis que « fontal », était la « fontaine » des « fontaines », c’est-à-dire la « fontaine principale ».

La Forêt alt. +42 - P.C. 1937 - section A2 - p.c. 111 habitation ,, dépendances, cour ;  110 Jardins ; 100 , 101, 102 et 103 Pâtures ; 100 et 104 Etangs par résurgences
En 1060, est cité comme « gran’s boys ». Au XIIème siècle apparaît dans des Cartulaires  et des Obituaires le mot « forest » issu du vieil-haut-Allemand «  forts » ayant donné « foreht » et de l’Anglo-saxon «  forest », éliminant les forme dérivant du latin « silva ». Au XIème siècle dans la Chanson de Roland on trouve « selve ».
« Forest », forme ancienne du nom actuel de « forêt » - « foresta », extrait du mot « forestis », apparaît dans des textes dès le VIIème siècle. Dans les actes il précise des bois, des  étendues boisées appartenant au fisc. Il semble également désigner une réserve de chasse, et de pêche ( pesche ou pescherie au roi, ou à un seigneur justicier »  vers 1375.
Ellipse de « Silva forestis », cité en 797, précisant : forêt royale pour désigner la « Foresta Folicionis » . « forestis » est une création du latin carolingien, qui s’explique comme dérivé de « foris » - IXème siècle. Dans un acte des A.D.72, nous trouvons « Sylvae » en 1181, et « forestum » en 1406.
Dauzat voit dans « forestis », un dérivé du latin « föris - en dehors », c’est-à-dire « forêt en dehors de l’enclos ».

Le lieu-dit « la forêt », perpétue l’existence passée d’une forêt importante.
si en vieux-haut-Français et en patois ( ou plus exactement en Parler Sarthois ),

Forescapi ( 1389 - A.N. JJ 146 - pièce 223) - Frescaty ( 1456 - A.N. JJ 187 - pièce 5 ) masculin - définit : droit d’un seigneur sur les choses trouvées dans ses domaines.

Forest ou Foeret : désigne une catégorie d’arbres magnifiques, en général des chênes - Manuscr. Bibl. du Mans ( Fond ancien ) ; cité dans un acte en 1587.

Forestage, s’est écrit Forrettage, et Forretaige,
Droit que le forestier, ou l’inspecteur gérant un bois, ou une forêt payait annuellement au seigneur du lieu - Chartrier de l’évêché, 1308 - manuscr. 9785 , folio.79 verso,  et 100233 - folio.150 verso.

Foresterie,  s’écrivait également ferasterie
Bois ou forêt , où il était formellement de chasser.

Fouail - ( fuail - manuscr. 546 ; lexique  p.66 ) et fouaille ( fouylle  et fouialle en 1362 et 1376 ; manuscr. 30 , folio.35 verso ; fuaille et fowalhe en 1397.
Nom féminin, désigne de la bourrée - du menu bois - des fagots - réf. Glosaire , p.443 et 444.

Fougerais ( Le ) - P.C. 1937 6 section B2 - p.c. 59 habitation, dépendances, cour, chemin d’accès ; 62 habitation, dépendances, cour ; 63 Jardins

G -

Géleries ( Les ) - alt. +43 - P.C 1844 - section B2 - p.c. 127 - 128 et 120 - 121 - 123 - 124 - 125 - 126 : Jardins
Géleries ( Les Hautes ) - P.C. 1844 - section B2 - p.c. 109 - 110 - 116 - 141 - 142 - 143 : Jardins
Gesleries / Gelleries ( Les )
Dans les tous premiers Glossaires, puis Dictionnaires consacrés aux dialectes parlés en Gaule, et ensuite en France, puis à la langue française ; on trouve  : 
« Gélinerie et identique à Geslerie », dérivés de « geline ».
Cité en 1214, « gelenerie », comme porcherie à usage de poulailler.
« Géline ou gesline », qui s’est orthographié sous l’influence de la phonétique  : gelline - jeline - gheline - gailine - gailline  ; on trouve dans un acte de l’Abbaye de la Couture, de 1265, folio.32 recto/verso, cité : « ….averont un setier d’avoisne et une gesline chacun an….. »  dans un autre de 1297 « …..un capon et onze gélines….. » - réf. M. 10967 - folio.48 recto.
« geslin », semble être la racine. Il s’est également orthographié « gellin » donnant « gellenerie » ; provient du nom d’un homme gaulois « gelos ». Le suffixe « -erie », est accentué comme tous les suffixes romans, il ne l’était pas à l’époque gallo-romaine. Par principe il est diminutif, et il précise « plus petit »   .
Peut dériver de « gelin », matronyme « géline » signifiant en vieux français « poule », peut également désigner un lieu où on élève des poules.

* - Cité dans le Compte rendu de la séance du 2 septembre 1891, du Rapport des délibérations du Conseil Général de la Sarthe, sous la présidence de Monsieur le Préfet de la Sarthe, Ch; Lutaud.


* - Cité dans un acte reçu pat un notaire le 12 mars 1238 - « Nicolaus Gesleriis…. ».
Dans l’ Annuaire des châteaux de 1900-1901, on note dans le canton de La Suze-sur-Sarthe, le château des Hautes Géleries propriété de M. Garnier.

Glandier (Le ) - alt. +60 - PC - 1810 - section D2 - p.c. 894 - 895 ; - P.C. 1937 - section C1 - p.c. 77 - 78 habitation, dépendances, cour ; 76 Jardins
Le Glandier
Dérivé des mots vieux-français et patois local « Glandas - Glandu ( -ut ), devenu nom topographique, désignant au Moyen Âge, un vaste bois des chênes produisant des glands. D’où le terme utilisé du Xème siècle au XVème que l’on retrouve cité tant dans les Cartulaires de l’évêché du Mans, que ceux de l’abbaye Saint-Vinent, et ensuite ceux de La couture : la glandée, l’autorisation ou le droit de ramasser les glands.
Cité dans l’Inventaire de Charles V en 1379. En 1538, Canappe établit une analogie avec le latin « glans et glandis ». En 1589, « glandier » est désigné « glandage ». 
D’abord désigné sous la dénomination de « Glandeur ».
On trouve cité dans des actes de l’Inventaire du duc d’Anjou, comte du Maine de 1360 et 1569 n°299 et 418, le nom de « glandas » en lieu et place de « glands »



Glands verts sur le chêne - Document collection privée.

Gland
Outre le fruit du chêne,  ce nom désigné une balla de plomb qu’on propulsait à l’aide d’une fronde.
Uilisé par les Romains, il a longtemps servit à transmettre des messages - réf. E. de Liagues- Commentaires de la Guerre des Gaules - folio.201 ; édition 1539.

Glande
L’un des noms patois médiévaux du chêne.

Glander
Droit de glandée - de glander, c’est-à-dire de ramasser les glands pour nourrir porcs et bovins pendant l sison d’hiver.

Le Catholicon de l’Ordre Bénédicitn ( Saint-Victeur - Saint-Vincent, puis La Couture du Mans ), autorisait les paysans de leurs domaines à ramasser glands et faînes tombé des arbres, mais également les pourceaux pendant le temps de la glandée.



Glandée - Récolte de glands murs et séchés naturellement parmi les feuilles tombées de l'arbre - le chêne. Une rivalité - « course de vitesse »,ra s'exerçait alors entre les hommes et les sangliers. Ceux-ci en hardes - familles complètes venaient se goinfrer de « ces friandises » - Document collection privée.

Grandmont ( Le hameau de ) - PC - 1810 - section A1 - p.c. 239 - 240 - 241 - 242 - 243 - 244 - 245 - 246
Alt. I.G.N. +45, niveau de route de La Poussinière +44 ;  le contre du bourg de Fillé +40
En 1844, il existait le Grand Mont - section B1 - p.c. 12 - un grand corps de bâtiment à usage d’habitation avec jardin sur l’arrière, et en prologement sans communication en étables et granges, avec accès en 8 sur un pré ; cour en 11, et deux dépendances 15 - 16 et 17 ; deux pièces d’eau faisant office de douves  étaient disposés de part et d’autre de l’entrée de la cour principale.


Petit Mont - PC - 1810 - section A1 - p.c. 19 - habitation et cour, dépendances en 18 avec un jardiin, deux autres jardins en 20 et 22 ; pâture en 21. La desserte était assurée par une voie de terre 433, s’embranchant sur le Chemin de La Suze à Spay

Cité semble-t-il pour la ière fois en 984 - S’étant orthographié dans des actes du Fond ancien de l’Ordre bénédictin de Saint-Vixteur, de Sant-Vincent et de La Coulture  Signifiant : « Grammond » en 984 ; « Grammont » en 1341 de « Grandi Montis » ; « Gramond » en 1375 de « Grandi Monte » ; « Gramont » du latin « Grandi Mons » signifiant : Grand Mont. Diminutif : Grammontin ; toponymes : la Grandière et la Granderie.

Les composés avec « grand »,  son nombreux. Dans l’ancien français « grand ou gran étaient du féminin ».
L’épithète de « grand », s’ajoute à l’appellatif de « mont ».
Mont, du latin « mons », peut désigne une surélévation du terrain en pays plat.
A été cité dans plusieurs actes et chartes en 908 « ….Grandis Mons… » - en 1183 «….obedientia Granis Montis » -en 1341 «….Grandis Montis…. » - en 1375 « …..de Grandi Monte » - en 1668 « …Gramo ».

Grangeage - masculin.
Désigne  : une métairie
Réf. Glossaire du parler français - III, 146 - 1584.

Grangerie - grancherie - féminin
Signifiant : office de grangier - de garder une propriété.

Grangier - masculin
Signifiant : métayer.

Groie ( La )  - PC - 1844 - section A2 - p.c. 121 - 122
Peut-être une racine d’origine bretonne « gro », signifiant : plage. En 1037, s’est orthographié : « Groe », et en 1327 « Groy ». Breton : « gro » signifiant « plage »
Signale le nom d’un homme d’origine latine : « Crollus ».
Peut dériver de l’ancien vieux-français « greot », désignant un lieu couvert de graviers, de cailloux, dont l’origine fluviatile., c’est-à-dire déposé par la rivière Sarthe.



Plan de l'ensemble du Gros Chenay en 1937

Gros Chesnay ( Château du ) - PC - 1810 - section C1 - p.c. 
( se reporter à Chesnais )
- alt. +40, à l’embranchement de l’allée,  sur la D.51 - PC - 1810 - section C1 - p.c. 



Aux équinoxes, les grues effectuent de très longs parcours. Ces trajets, sont ponctués d'endroits qu'elles sélectionnent , pour la tranquillité, pour l'abondance et la qualité de la nourriture - c'est endroit sont dénommés des « grutières » - Document collection privée.

Grutières ( Les ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 771 - 772 - 773 -774 - 800 - 801 - 813 ; P.C. 1937 - section 1 - p.c. 6 - 7 - 30 - 31 habitations, dépendances, cours ; 5 - 7 - 8 - 33 Jardins
« Grue », attesté en 1119, par Philippe de Thaun.
Du bas-latin « grua » ; du latin classique « grüs », avec le suffixe «-etum », désigne un nom de lieu-dit, désignant la présence d’oiseaux du la famille des « grues ».
En ancien français - Moyen Âge, « grut » dérivé de la phonétique de « gruel », surnom donné au meunier « gruel » ou « gruelet ( -ey ), dans certaines régions.
« gru » - «  grue » - «  grus » en moyen français  : attendre longtemps sur ses jambes.
En 1549 à 1740 la « gruerie », précisait le lieu où se tenait le : Tribunal des forestiers En 1762, le suffixe « -erie » variante lexicale, a été remplacé par le suffixe « -ière (s au pluriel).

Grute
Féminin - droit établi en Flandre et en Bourgogne sur le grain ( orge ), ou autre céréales, servant à fabriquer la bière. Ce droit était octroyer par le roi à quelques nobles seigneurs, qui étaient dénommés « grutiers ».

Grutporte - grupot - gruyport - 
Signifiant : charrette deux roues, 1 essieu.
Par l’évolution de la phonétique, et de déplacement de populations, ce mot est devenu dans le parler populaire « charete » - réf. Tarif de tonlieu 1328 - CXCIX, 4, n°89.

Gruyau - masculin
Signifiant : pluie
Réf. Bible - Job - XXXVII, 6, édition latine 1530.



Grue cendrée ( Grus grus ) en vol  - faisant partie de la famille des Gruidés - elle mesure de 1 à 1,2 de haut pour une envergure de 1,8 à 2,4 m. - elle se nourrit d'insectes, de graines, et surtout de mollusques et de vers 6 elles migrent sur des distances de 2500 km. ; depuis 1976, elles bénéficient d'une protection totale - Document collection privée.

- 



Feuilles de Houx et fruits (  quelquefois dénommés cerises du houx - non comestibles ) - « frimés », par une atmosphère glaciale et humide - Document collection privée.

Houx ( Le ) - P.C. 1844 - section B2 - p.c. 51bis - 94 - 93 et 95 : jardins
Attesté en 1175 par Chrétien de Troyes.
En francique a donné « Hulis ».
« houx » en vieux français « hus - hos », émane du vieux haut-allemand « hulis » et « huls », en moyen haut-allemand « huls » - Est cité semble-t-il pour la 1ère fois dans un acte en 1235 ; puis s’orthographié « de Hulseto » en 1146 ; « de Husseio » « hous » en 1247.
Figures dans une Charte de Jupilles ( 72 ) en 1208 « ….apud hussum…. ».
Arbrisseau caractéristique de la propriété ou de ses abords.
Étymologie, si Nicot écrit : verge de hous,
- le « s », a la fonction d’un morphogramme dérivatif donnant la possibilité de faire « houssine - houssais - houssaye », est remplacé en 1694 par l’Académie par un « x » diacritique e distinctif. 
Dans le dictionnaire 1ère édition - 1694 de l’Académie Française le « h » est aspiré.

Houssoi - masculin
Désigne : un taillis rempli de houx
Ne pas confondre avec,
Houssoie - houssoye - hulsei - féminin .
Désigne : lieu abondant en houx.


Houx - Houex
A été une mesure médiévale - dans un texte du XVème siècle, et dans un Glossaire , on trouve : « ….mille houex de chaux…. ».

I - 

Îles ou isles 
Gaimar en 1138, écrit « isle » ; Villehardouin en 1207 « ille » ; en 1549 « île » - le bas-latin « isula », le latin classique « insula ».
En 1740, l’Académie remplace de façon systématique les « s » diacritiques par des accents. Cependant, l’usage du « s dans isle », s’est maintenu jusqu’au milieu du XIXème siècle.

* - Concernant ces quatre lieux-dits, et par extension, la situation du Bourg de Fillé, il ne faut pas oublier que le cours actuel de la rivière Sarthe depuis le Pliocène, c’est-à-dire quelques 5.330.000 ans le cours de cette rivière résulte d’une très longue et excessivement très lente évolution, qui n’est pas irréversible. Puisque indirectement conditionné par le niveau moyen atlantique, amplifiant de ce fait la transgression / ou la régression.

Les différentes terrasses, qui émaillent les rives de la Sarthe-aval, témoignent si besoin est, qu’initialement son cours était à une altitude de +40, par rapport à l’actuel ( lit mineur ). Que le plateau d’inversion de relief alluvial, atteste  d’un déplacement. L’étude du cours de la Sarthe-aval, révèle deux changement dans le cours de la grande rivière 

« Foresta Folicionis », Entre Le Mans et La Suze, on observe : entre Le Mans et La Suze, avant Malicorne, la capture de méandre, et des déplacements latéraux ( dénommées reptations ), plaçant Fillé sur une rive qui a été concave, et surélevé, de ce que nous avons dénommé : la Pré-Sarthe ( puisque le nom Sarta, est apparu plusieurs centaines de milliers d’années plus tard ). Les conditions climatiques du Pléistocène moyen et supérieur, le soulèvement du plancher dans la région de La Chapelle d’Aligné, ont contribué à donner aux terrasses hautes, moyennes et basses des pentes longitudinales plus faibles, sans déformations notables.

Pendant l’interglaciaire de Günz, la Sarthe abandonne son tracé Nord de La Suze, pour décrire un vaste méandre au Sud-est de Malicorne. En amont, de cette agglomération, le passage de vastes méandres à un chenal unique, correspond à une diminution de pente longitudinale de la vallée, qui passe de 0,63 o/oo à 0,40 o/oo. Ces pendant, des périodes périglaciaires, et les migrations latérales de cours, bien visibles sur Spay et Fillé, que sont nés ces « îles fluviales et véritables », abandonnées, et intégrées dans les terres.

C’est ainsi, que l’on peut situer l’apparition, l’implantation solide, le développement d’une forêt primaire, majoritairement peuplée de chênes, puis plus tard de hêtres, de charmes, de frênes, etc, sur la rive droite de la Sarthe, au Sud-ouest du Mans.e cas ci-dessus, le nom est situé géographiquement.

Isles ( Les Basses ) - PC - 1810 - section C1 - p.c. 87 - 88 - 89 - 90 - 91
Isles ( du Milieu ) - PC - 1810 - section C1 - p.c. 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51
Du latin  « insula ». Dans le Cartulaire de Sainte-Croix on trouve vers 1090 « …..Diles, filium ilis….. »

Dans les cas ci-dessus les noms sont  précisément et géographiquement situé.

Isles ( Les Grandes ) - PC - 1810 - section C1 - p.c. 53 - 54 - 55 - 
56
Isles ( Les Petites ) - PC - 1810 - section C1 - p.c. 1344 - 135 - 136 - 137 - 138 - 139


J - 

Jambellières ( Les ) - alt. +46 - PC - 1810 - section C2 - p.c. 216 - 218 - 221 - 222 - 223 - 227 - 228 - 229 - 230 - 239 - 240
Dans un Glossaire de veux-français, on trouve « jambet et jambeat », désignant une personne ayant de fortes jambes.
On y découvre également « jambille », et substantif verbal « jambiller », forme ancienne de gambiller ( attesté ), c’est-à-dire remuer, agiter les jambes. L’ancien français  a donné le verbe « jamboier », et en patois « gambeyer », c’est-à-dire marcher à grands pas.
En bas-latin au IVème siècle « gamba » - Cité en 1203, dan une convention entre l’abbaye de Saint-Vincent et l’abbaye de La Coulture « les Jambières ».

Janverie ( La ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 958 - 959 - 960 - 961 - 963
Peut-être dérivé en 1129 de « Johannes », nom d’un homme d’origine latine, apparenté à « jehan - jean »  ; du grec : « Ioannès, et de l‘hébreu  : « Johanân » - « Jans » forme flamande, avec le « s » final du génitif fort, marquant la filliation.
- le suffixe « -erie » désigne essentiellement un lieu, qui pourrait être un domaine, une propriété.


Jelleries ( Les ) - PC - 1810 - section B - p.c. 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 31 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 56 - 57 - 58 - 59 - 60 - 61 - 80 - 81 - 82 - 83 - 84 - 85 - 86 - 89
( se reporter à Jelleries ( Les ).

L -

Lisardière  ( La ) -  alt. +41 -   PC - 1810 - section A1 - p.c. 4 - 5 - 6
( dénommée La Livardière sur le P.C. 1844 - section A1 - p.c. 3 ( petit étang ) - 4 - 5 - 6 desservie par un sentier )

Livardière ( La )
Nom peu répandu.
De 1497 à , on trouve de nombreux aveux rendus à Jehan de Tucé, écuyer, seigneur de La Livardière en 1532 pour les terres de Coutilloles, Villiers, Ancinnes, Bouère, pour les terres de Chesnay, Vaulx et de La Livardière.
René du Hardaz, fils de Marie du Boucher, chevalier, seigneur de Courtilloles, de Saint-Rigomer, du Chênais, d’Ancinnes, de Lamboul et de La Livardière, reçoit des aveux pour cette dernière terre le 9 avril 1649.
À la page 716, des Archives Parlementaires, cité dans les « cahiers » des Etats Généraux de 1789, est cité un Paulmier de La Livardiére.
Pourrait dériver par dégradation du gaulois « ivo » = « if ».
Pourrait dériver d’un terme méridional « le ou livada » désignant une « chaussée ayant une importance ».
On trouve dans la liste des gentjlshommes de l’Assemblée de la Noblesse en 1789, désigné une dame Marie-Elisabeth de Brullé, veuve de défunt de Marigny de La Livardière.
Le sens de ce nom n’est pas clair, il a pu désigner une habitation à proximité d’ifs, mais a été très certainement déformé lors de transcription.

Livardière ( Sentiers de La ) - oscillent entre alt.+41 et +42
Si l’on retrouve désigné dans des plans authentifiés de 1807 - 1844 - 1937, et dans des plans joints à des aveux des XIIème au XVème siècles, le nom de « sentiers de La Livardière » ; il y a une raison.


Sentier tracé dans un bois - Document collection privée.

M

Maisonnette ( La) - PC - 1810 - section B - p.c. 113 - 114
Nom féminin, atteste en 1160, pat Benoît de Sainte-Maure.
Cité dans un acte en bas-latin en 1030 « ….in villae quae dicitur Mansiotis….. »
Nom dérivé se « mansio », précisant une maison de paysan avec une portion de terre.
Dérivé du latin « mansio », variante « mazon ».
« maisonnette » : « mansio » avec suffixe diminutif « -ittia » - « -ette ».
Devenu lieu-dit en 1545.

* - « Maisoncele » s’est orthographié dans l’ancien français : maisoncelle  -maisonneile - maisonchelle - mesoncheile - Mesonette - maisonnette.

Cartulaires et Chartriers Manceau - féminin - réf. H.248, folio.180 verso ; manuscrit folio.85d ; en 1239 - Saint-Victeur I.35 ; en 1279 - Registre aux Bans, AB XVIII, 16, n°996.

Maisonneuve ( La ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 755 - 756
Nom féminin, attesté enn 980 dans « l’éclaircissement de la Langue Française »
Cité dans des actes en 842 « Mansiones » ; en 1120 « Mesuns » ; en 1234 « Maysons » ; est dérivé du latin : « mansio avec -onis »,  découlant de « Mansus », participe passé ; désignant un relais, un gîte en bordure d’une voie de terre.
S’est généralisé en Moyen Âge pour désigner une maison importante, habitation seigneuriale, dans ce cas le mot « maison » est accolé à un déterminatif.
Du latin « Mansio », signifiant gite, relais, étape - le qualificatif « neuve » est récent.
« Mansiones » en 842 ; « Mesuns » en 1120  ; « maysons »   en 1234.

* - Maison, s’est orthographié dans différents actes du IXème au XVème siècle : ; réf. Manuscrit 19832 - II ; manuscrit 204301  p.534b.

Mariage ( Le ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 937 - 939 - 940 - 941 - 942 - 943 ; P.C 1844 - section G2 - p.c. 214 ; 213 : Jardins ; 222 : Vignes  ; 212 : Bois
En vieux français, a désigné le « marié - nouveau marié ».
Attesté lieu-dit en 1135.
Lieu précis connu pour « festoyer », lors des « épousailles, et danser la ronde, la farandole ».

Ancien français et patois :

« aparager » - verbe : comparer - égaler - doter - marier ; d’une manière générale « amparager » ou « emparager une fille », c’était la marier à un homme égal à elle par la naissance, l’état et la fortune -  réf. Diction. Oudin et Monnet. Du Gange, dans son Glossaire latin - t.V - colonn. 157 ; nous apprend qu’ « aparager » suffisamment ou dûment une fille, c’était l’aparager noblement, proportionner sa dot, à l’état, à la position, au rang de son époux.

Mariette ( La ) - PC - 1810 - section D1 - p.c. 42 - 43 - 44 ; P.C. 1844 ; section G2 - juxtaposition de petites parcelles
Racine du mot : « Marie », prénom féminin , très fréquemment utilisé, émane de l’hébreu « Miryam », du grec « Maria ( m ) » . Un certain nombre d’hypocoristiques sont conservés comme matronymes : Mariel ( -elle ) - Mariet -ette )…etc.
Nous avons vu plus haut, que la grandeur relative ( grand - petit - etc…..) est exprimée par un adjectif, mais on peut utiliser un suffixe diminutif comme ( -et - -ette ). Beaucoup de noms de lieux émanant du Mouyen Âge sont ainsi composés. L’idée diminutive exprimée par le suffixe n’influence pas le sens étymologique.
« Mariette ».

En botanique, la « Mariette », espèce de campanule, qui prolifère dans les partie fraichement déboisée ; sa racine est chevelue - réf. Histoire des Plantes - t.VII - 19.

Mareau - marau - marreau - masculin
Désigne : un lot de bois
Réf. Contrat « …..un marrau de boys dont la plupart est en brandes….. » - bail de Saint-Cyprien folio.50 de 1533.

Ce mot a perduré pour désigner : une portion de bois prise dans une plus grande.

Mauricerie ( La ) - PC - 1810 - section A1 - p.c. 122 - 123 - 124
( sur le P.C. 1844 - prend le nom de ( Petite Moricerie )
( voir ci-après )

Meslier ( Le )
Forme ancienne de « Mellier », avec son cortège de dérivés : Meslé - Melé ; diminutif : Meslat - Meslin. On trouve dans un acte, cité : « …Mespilus… » = néflier, au Xvème siècle.
Nom régional d’un arbre portant des nèfles.
Dans la toponymie, nom caractéristique désignant une propriété.

Jusqu-au Xvème siècle, se meslier, s’était se mésallier. Dans le Cartulaire de Saint-Benoit - 1528 - folio.13 recto : Meslier s’orthographié Mesloyer et melier - c’était un verbe, signifiant mêler - mélanger.

Métairie ( La ) - P.C. 1937 - section C1 - p.c. 41 corps de bâtiments à usage d’habitation et de dépendances, 42 vaste terrain à usage divers ; située face à l’embranchement du Chemin rural n°7 dit de La Richardière sur le Chemin vicinal ordinaire n°10
« Métairie » dérive de « Métayer » - « Meiteier » attesté en 1150, signifie par moitié - en vieux-français moitié se dit « meitié ».
S ‘est orthographié de 1180 à 1545 « mestayer ».
Variations orthographiques : Métayry - Météry - terre.Métérie ; a donné Métayer ( -ayé ), forme altérée ( Matteyé ), variante Metheyer - Meteyez, désignant le fermier exploitant une métairie ( avec un adjectif : grand - petite - belle - etc….)
Ces exploitations ont donné au lieu, ce nom particulier, le fermier donne à son propriétaire la moitié des produits de l’exploitation, en contrepartie dde l’exploitation des terres, location des bâtiments, et l’utilisation du matériel agraire.
De 1549 à 1606 « metairie » faisant suite à « mestairie », puis après 1740 - Académie, le « e/é »  donne « métairie ».

Origine médiévale « médietas » qui signifie moitié. Le métayage a été supprimé en 1790. Ce nom désigne une petite exploitation agricole dont le fermage représente la moitié des produits du sol, où le propriétaire possède la moitié du cheptel vif, le locataire-exploitant est tenu aux subsides- aux avantages en nature ( fourniture de lait, d’ œufs, de volailles, de légumes, de bois,  1 charroi et 1 journée de travail en supplément du loyer  annuel ) - Charroi = 1 journée ( homme ) + cheval attelé + voiture.

Mialetières ( Les ) - PC - 1810 - section D1 - p.c. 520 - 521 ; P.C. 1844 - section G2 - p.c. 202 ; 203 : Jardins ; 216 - 217 - 220 : Pâtures ; en bordure du Chemin de Maillon à La Denisière.
Sentier reliant Les Mialetières au Mariage
« Mial » diminutif « Mialet », désigne selon les régions Mil, Milet.
« Mialet », désigne un producteur de millet - On trouve cité « Melet » au XIIIème siècle, et en 1294 « de Meleto » ; probablement dérivé du latin  « melum » - pommier ; avec le suffixe « -etum »….?
Mialaret en Occitan désigne un champ semé de millet.
*- une autre approche,
Mialet : toujours « Melet » au XIIIème soècle, et « de Meleto » en 1294, dérive du latin « melus » précisant un lieu planté de pommiers, avec le même suffixe.

Malletières ( Les Basses ) - PC - 1810 - section D1 - p.c. 499 - 500 - 501 - 502 - 503 - 504 - 505
«  mialet » - En ancien-français « miauleis - maioueiz », signifie : miaulement,
« miauleis » - « miauleur » ou « miolleur », qui miaule - réf. Manuscrit 15212 - folio.137 verso.

Montalaume - - P.C. 1937 - section B2 6 p.c. 55 Habitation, dépendances et cour 54/394 Jardins et exploitation
La racine « Mont », émanant du latin « Mons », pour désigner une proéminence en terrain plat. Devenu «  Montis » pour l’orthographe «  Mont ». 
« Laume » pourrait dériver du bas-latin « lamma », ayant désigné au Haut et Bas Moyen Âge un endroit boueux. On découvre successivement « Montis Lammis » en 1190 ; et «  Montis de laumis » en 1232.
1° - Hypothèse :  
« alaume », semble dériver du « alauna - allauna » - divinité d’une source gauloise; déformé par la phonétique en « alaume ».
2° - Hypothèse : 
Nom d’un homme d’origine germanique « Adalheim » - « adal » désignant un guerrier noble, un seigneur ; « -helm », signifiant un casque enrichi.
A donné :  en Touraine « Alluaume »  des dérivés  Montallaume - Montalliaume - Montaliome.
Le Glossaire de l’Ancien Français parlé du XIème siècle au XVème, nous indique que la racine, si racine il y a ? « Monta », dans plusieurs dérivés comme « montanage et montance », précise une action de monter ; par extrapolation « Montalaume pourrait signifier montée de l’homme ». Mais attention, ce n’est qu’un hypothèse.

Montaignolle - féminin
Signifiant : dans un acte de 1594 - un monticule.

Montance - moutence - mountaunce - féminin
Signifiant : action de monter.

Montel - montal - masculin
Signifiant : un monticule ( par principe précis ) - réf. Richelet - 24351 folio.63 verso.

Moricerie ( La Grande ) - PC - 1844 - section A2 - p.c. 171 172 - 173
Moricerie ( La Petite - P.C. 1937 - section A2 - p.c. 883 habitation, dépendances, cour ; 82 Jardins ; 766 et 84 Pâtures
La Petite Moricerie  / Grande Moricerie
Dérivé médiéval du prénom de baptême « Maurice », déformé dans certaine région de l’Ouest en « Morice », est cité dans un acte 1453 « Morisse ». S’orthographie « Maurice ou Morice ».
Dérive du mot latin « Mauritius » variante fréquente « Mauricius ».
Avec le suffixe « -iaca », désignant une étendue de terre, par analogie : un domaine ; a pu être la propriété d’un défricheur nommé : Maurice, avec une possibilité de Morice
On trouve dans un acte de La Coulture en 1181 « ….quae dicituMortarius nerra…. ».
Cité dans des actes en 1567 et en 1625.

« solarium » en latin, précise le mélange de sable et de chaux dans une auge.

Morière ( La Grande ) - PC - 1810 - section E1 - p.c. 72 - 73 - 74 - 75 - 76

Mortier Noir - PC - 1810 - section A1 - p.c. 18 - 19 -20 - 21
( sur le P.C. 1844 , relié à la Livardière par le chemin de La Perrée )
«  Mortier », variante « Mortié », en vieux français « Mortiès ». Nom attesté en 1130 par Eneas. Dans Le Livre des Rois en 1170 ; par Villon ; en 1470 par Gay dans le Glossaire archéologique du Moyen Âge.
Du latin « mortarium » - endroit boueux, avec de la fange.
Cité « mortelorium » en 1156 ; puis « mortiers » en 1389.
On trouve comme distinction au mot : 1 - sorte de toque portée par certains dignitaires ; 2 - canon court de fort calibre - canon à feu.
Noir - noire - adjectif distinctif « noir » , du latin « nigra » est purement distinct.

Du IXème au XVème siècle, « Mortier », était nom masculin désignant « une  - mare » - dans le Haut-Maine /Sarthe ; « mare » - désignait un trou profond rempli d’eau, donnant à l’eau une couleur sombre, situé en peine campagne réf. manuscr. 24369 - folio.23b recto.

Moulin de Fillé ( Le ) - PC - 1810 - section B - p.c. 174 ; P.C. 1937 - section D1 p.c. 17 Barrage, et Installations, 116 - 18 Habitations, dépendances, cours et jardins
L'existence des moulins à eau en Gaule est attestée dès la fin du Vème siècle, par un passage du : « De vitis patrum » de Grégoire de Tours.
Le nom semble apparaître dans un document de l'abbaye bénédictine de Saint-Vincent du Mans de 1330, sous la dénomination de : « de Moldinis ? ».
Une indication topographique de notre mot : « moulin » - « Molina », émanant directement du bas latin : « Molinum ». Ces noms sont formés de la pièce essentielle du moulin : « mola », c'est-à-dire : la meule.



Piqueur et installateur de meules de moulins - Document collection privée.


Musse ( La ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 989 - 990
S’ orthographie en vieux-français : « muce - musce ». Donne en 1549, le verbe « musser », signifiant se cacher.
Musse - much - muc, attesté au XIIème siècle dans le Psautier de Cambridge. Dérive du gaulois  « muciare », désignant une cachette.
Variantes : Mussard - Mussardier - Musseau - Musset, surnoms de celui qui agit en cachette.
« musse », s’est orthographié sous cette prononciation « muce - musce - musse - muche - mousse - féminin - signifiait dans le Haut-Maine/Sarthe une cachette, un lieu-dit discret , un lieu secret - Cartulaire  Manceau en 1325 - JJ 64 - pièce 56 ; un acte du  18 janvier 1403 ; Histoire de Charles VI de 1414.
En patois local une « musce » désignait une « soue » abritant spécialement des canards ou des oies.

Musse - muce - musce - musche - féminin
Signifiant : cachette - lieu où l’on cache quelque chose - lieu caché - lieu secret.
Réf. Acte du 18 janvier 1403.

O -

Oliveries ( Les ) - - PC - 1810 - section D1 - p.c. 457 - 458 - 459 - 460 - 461 - 462 - 464 - 467 - 468 - 470 - 472 - 474 - 476 - 477 
Guillaume de Dole, écrit en 980 « Olivete ».
En vieux-français : « oliu », par le jeu de la phonétique s’est prononcé «   oliou », désignant un olivier ; puis « oliverie » successivement dans les actes : en 1044 « olivola » ; en 1189 « olivis » ; en 1312 « oliva ».
Dérive du latin : « olivus », signifiant « oliviers », avec le suffixe : « -iaca » = -erie. Synonymes de « olivaies », lieu planté d’oliviers.
« oliva » signifie en latin « olive », mais également « olivier ». Richelet en 1650, écrit dans le ( Dictionnaire des rimes dans un nouvel ordre ) - « olivacé » ; l’Académie en 1636 « olivaison ».
Variation régionale d’ « olivier » - Nom de personne sur le territoire de l’ancienne Gaule, selon Marie-Thérèse Morlet - Docteur es-lettres - Maître de recherche honoraire au C.N.R.S. ; d’où les variations orthographique : Olivieri - Oliveri - Olliveri - Olivari, et la forme contractée de Olivry - Ollivry.
Nom popularisé par la chanson de Roland, l’olivier a été, depuis l’Antiquité considéré comme l’arbre de la sagesse, ce donne plusieurs explications à l’utilisation de ce mot.


En vieux français, utilisé dans le parois local du IXème au XVème siècle, a été cité dans des actes concernant, a priori Fillé :  Chartrier 1059 - I - 12b « oliveroie » ; Acte de 1371 « oliveraye » ; Chartrier  1752 folio.71B « olivet ».

Ormeau ( L’ ) - PC - 1810 - section D1 - p.c. 45 - 46 ; P.C. 1844 - section G2 - juxtaposition de petites parcelles mitoyennes à La Mariette
« Orme ou Olme » de « Ulmis » en 1125. Nom masculin, attesté en 1175, par Chrétien de Troie.
Fin XIème siècle « Olme » dans Gloses de Raschi - Au XIIème siècle, s’est écrit -
Étymologie : olme - oulme - oume - orme.
Selon Olivier de Serres  en bas  latin « ulmëtum » du latin « ülmus » . Estienne Thierry et Nicot enregistrent l’ancienne forme en « l » - oulme. La forme en « r » e 1549-1606, orme, serait due à une dissimulation, soit dans le dérivé : olmel - supérieur à ormel, ayant donné directement ormeau.
« Ormeau » cité  en 1180.
« ormeau », s’est orthographié : « ormelaie » et « umelay » en 1466 - Cartulaire de Sainte-Croix ; « ormeraye » en 1233 -Glossaire du vieux-français du Maine.

Ormeau
Désigné dans plusieurs actes du IXème siècle et du XIIIème, sous le nom de « ormetel » -1214 et 1273 ; en 1314 on trouve « ourmetel », et en 1400 « ourmeteau ».

P -

Pelousette ( La ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 752 - 753
Pelouse / Petite Pelouse, ou encore ci-dessous
En vieux-français « peleus »,  a été attesté en 1220 par Gautier de Coincy.
Du latin « Pilosa », signifiant velue, herbeuse - Avec le suffixe diminutif en vieux français « -ette », désigne une petite zone herbeuse.
Endroit caractéristique d’une époque. A désigné dans les actes du Haut Moyen Âge, un espace herbeux assez étendu situé dans des clairières naturellement ouvertes en milieu forestier, où des petits paysans voisins , n’ayant qu’une ou deux/trois vaches les faisaient paître; sous la garde d’un enfant , souvent leur fille.
Du IXème au XVème siècle : « pelousette » orthographié « pilosette ».

Pelousette - pilousette
Manuscr. latin bénédicitn LXXXVI, K, IV, folio.37 verso. ( après paléographie ) - « ….A ce vault moul la boluete ? que aucun nomment pelousette… ».

Perroquet ( Le ) - P.C. 1844 - section B3 - p.c. 413 - 414 - 415 et 416 : Jardins ; 417 bois de feuillus



Autrefois les « Charbonniers », étaient une population d'artisans forestiers - Document collection privée.

Petit Bois ( Le ) - PC - 1810 - section A1 - p.c. 93 - 94
Vieux français « bosc » - « os » - attesté depuis le Xème siècle, par Saint-Léger.
On trouve cité en 997 et en 1031 « Boz et Bsco ».
Nom d’origine gauloise « busch » définissant un groupe d‘arbres ; par extension : bocage désigne un bois, une forêt linéaire ; en germanique : « bosk ».
Le sens de matière ligneuse, a éliminé le sens du vieux-français « leigne dérivant du latin « ligum ».
L’origine de « bois » les définitions par « bosc » et « buxus », sont souvent confondus.
Le qualificatif « petit », rappel a une surface antérieure plus importante. 

Cité en 1896. Est également cité, « bosculum » = Petit bois avec le suffixe « -acum », définissant un lieu topographique. En vieux-haut-français « bouquelon ».

Petit Chesne ( Le ) - PC - 1810 - section A1 - p.c. 165
( s’orthographie sur le P.C. 1844 - Petit Chêne )
Chêne ou « quercus » , en vieux français, figue dans les actes et mandements « chasne » , puis « caisne » - « quesne » - « chasne », du gaulois « cassano ».

Cité dans un acte en 1280 : chennes ; dans un Chartrier en 1687 : chienes.



C'est justement dans le « Petit Pré », attenant à l'étable, dénommé sur les plans « pâture », que l'Aïeule, garde la ou les vaches laitières, tricotant assis dans l'herbe, accompagnée d'un ou des enfants en bas âge - Document collection privée.

Le Petit Pré
« Pré », s’est orthographié dans divers actes des A.D.72 : Prat - Prads -Prez - Prey - Prêt ; en fonction de la phonétique . Semble d’écouler du latin « prata », ayant donné en vieux français « prada, puis prée ».
Devenu nom de lieu-dit, désigne plus précisément le « pré », le plus proche, quelquefois jouxtant les bâtiments de l‘habitation, et de l‘exploitation, par opposition au plus éloigné désigné « grand ».

Preail - masculin
Signifiant au Moyen Âge : pré, dont cité Mémoires de La Margerie - folio.28 - Michaud.

Préauté - féminin
Désignant dans des actes médiévaux : des prairies.


Pierre Aube
« Grand - Grande » - adjectif du latin « grandis », a donné en bas-latin « magnus ». Désigne en principe une chose de dimension importante, de taille élevée.
«  Pierre », nom de baptême, en latin « Petrus », qui émane directement de la traduction araméenne « képha », du grec « petros ». La forme antique issue de Pierre est «  Père - Perre ».
Pierre - rocher, dans les anciens textes d’abbayes, il était fréquent que le mot Pierre indique une caractéristique dans un domaine, à dans certaines Chartes, précisé un endroit pierreux - rocheux.
« Aube », attesté en 1080 ( Chanson de Roland ) désigne les premières lueurs du jour « albe », du latin « alba »- féminin, substantivé de « albus » = blanc. Ancien français « aube » - adjectif.
« aubette » - nom féminin  - très utilisé au XVIème siècle, pour désigner la toute première clarté du matin.
Cité en 1129 « ….ecclesiam de ( partie illisible du document)….grandis petrus soleriis…..) - grande pierre du soleil ; par analogie ( grande pierre où l’on peut voir le soleil, en claire, voir se lever le soleil…?
Il est possible de penser, que en ce lieu où se croisé au moins deux chemins, il était possible de voir le jour se lever de sur une pierre.
Le Dictionnaire de Antonin Oudin cite : « l’aube des mouches », c’est-à-dire le « soir ». Cette locution a été très employée jusqu’au XVème siècle pour désigner la « chute du jour », laps de temps où mouches et autres insectes volants sont les plus agressifs.



Autre photo du soleil couchant sur la Sarthe à Fillé - Document collection privée.

Pommeraie ( La ) - PC - 1810 - section A2 - p.c. 174 - 175 - 176
( deux étangs sont précisés en p.c. 230 - 253, sur le¨P.C. 1844 )
En 1844, ce composé d’un bâtiment à usage d’habitation, type logis, 5 dépendances dont deux grands corps à à usage d’étables et de granges assortis de pâtures de dégagement
Du bas latin « poma » en 1080 ; latin « pomarium », avec le suffixe « -etum » - « Pomeria » en 1180 ; « Pomeroy » « en 1300, et vers 1330 - pomerya.
Avec le suffixe « -acus », a défini précisément un endroit planté de pommiers ; d’où les variations orthographiques : é - et - ais - aie - aye.

Cité dans un acte Du IXème siècle « ….Pomeredum super orosam…. » ; devenu lieu-dit vers 1200.

Poussinière ( La ) - PC - 1810 - section A1 - p.c. 171 - 172
Vieux-français « Pulcin », attesté en 1120 dans le Psautier de Cambridge.
Dérive du bas-latin « pullicïnus », émanant du latin « püllicïnus dérivé de pullus ». 
Nom d’homme d’origine normande, forme flamande « Pouchin ». 
Cité au XIème siècle « terra porcianus »
Avec le suffixe « -anus », le nom d’un homme propriétaire de l’endroit, est devenu un nom de lieu-dit.

Cité par Ambroise en 1196 ; par J. Corbichon en 1352 ( Dans la propriété des choses ) ; en 1741 par Ferdinand Brunot ( Histoire de la langue française des origines à 1900.

Pressoir ( Le ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 910 - 911 - 912
Au IVème siècle en bas-latin utilisé en Gaule « pressorium » - Cité en 1128
«  pressouer » a donné au XIIIème siècle « pressoir ».
Du latin technique «  pressio » de « pressus »  - participe passé « premere » pressorius », lieu de la paroisse où était stationnait une machine à presser les pommes ou le raisin, fixe, pour en extraire le jus.
Presset - Presson - Pressaud, surnom des manipulateurs du pressoir

«  Presse », substantif verbal du verbe « presser ». - Cité « pressoir » en 1128.

Pressoir Loriot ( Le ) - PC - 1810 - section D1 - p.c. 609 - 610 - 611 
- 612
Cité « Pressou » en 1236.
Nom de famille, vraisemblablement propriétaire du lieu-dit et du pressoir qui y est installé.
Au Moyen Âge, dans notre région, selon l’article 28 de La Coutume du Maine, les paysans, les habitants étaient tenus de faire pressurer le raisin des vendanges, les pommes de leurs arbres, les noix récoltés pour l’huile au pressoir banal ou seigneurial moyennant un péage.
Une Charte de 1218, fixait cette redevance à douze deniers - tome XXVIII , folio.115.

Au nom de : Pressoir était souvent adjoint le nom du tenancier, désigné par le seigneur. 

Presseler - verbe
Signifiant : pesser - lettre de 1495 « …le samedi furent presseler les vins blans ».



Denier Mansais tiré par Herbert 1er dit Eveille Chien - comte du Maine vers 10155, à la mort de son père Hugue III - Document collection privée.

Pressoir Ribot ( Le ) - P.C. 1844 - section G1 - p.c. 115 : Pressoir ; 116 : Jardins ; situé à l’extrémité d’un sentier qui coupe les vignes en 117 - 118 - 119 - 120 - 121 - 122 - 123 à droite vers le pressoir, et 103 - 104 - 105 - 106 - 107 -108 - 109 -110 -111 - 112 - et 113

R-


Rebourserie ( La ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 867 - 868
Attesté en 1160, dans le Roman de Tristan. En 1220; dans Miracles de Gautier de  Coincy :  ce mot désigne quelqu’un de « revêche »
Contraire : le contre pied ; précise le contraire, l’inversement.

« Rebours, nom de personne, a donné en 1498 « Raborsano ».
S’orthographie : Rebour - Rebous - Reboux ; on relève en 1316, un Jehan Rebour - du vieux français « Rebors » , dérivant  du bas-latin « Reburrus », du latin altéré « rebursus », signifiant  : cheveux hérissés.
est cité « Rebourg », ayant donné une dérivé de lieu-dit la « Rembourgère » ; très  répandu.

Au Moyen Âge : Rebours - rebors - rebous - rebos - rebois - rebouc - adjectif.
Signifiant : hérissé - émoussé - retourné - mis à l’envers

Réf. Richelet - 19152 folio.106 verso ; -d°-  1593 -  folio.98

Richardière ( La ) - PC - 1810 - section D2 - p.c. 919 - 920 - 921 - 922
De « Richard », sa variante de l’Est « Richert », nom de personne d’origine germanique. « ric » signifiant initialement puissant, robuste, « -hard » = dur, fort.
Le suffixe « -ière », est attesté  dès 1209, il se substitut au suffixe latin «  -aria », il définit une surface, une étendue de terre, et remplace le « mansus ». Précise le de la propriété d’un dénommé Richard.

Richard - richart - ricart

Signifiant au Moyen Âge : catégorie de pommes à consommer très appréciée, et très recherchée en Normandie et dans le Maine - réf. Merveilles de la nature - p.277 - édition 1622.

Rouanneries ( Les ) - PC - 1810 - section A2 - p.c. 195 - 196 - 197 - 198 
( prennent le nom de Rouanneraies sur la P.C. 1844 - A3 ) ; deux petits étangs en 275 - 282 ) - Habitation et trois bâtiments de dépendances + cour, et un étang
« Rouan » adjectif désignant une couleur spécifique de chevaux.
Dérive du bas-latin XIIIème siècle « ravidanus », lui-même du latin « ravus », définissant le terme : grisâtre.
Se dit d’un  cheval dont la robe est mêlée de blancs, de gris et de bais.
Nom émanant du vieux français moyen ( français médiéval dérivant du bas-latin, émaillé de mot gaulois plus ou moins latinisés ) : rouen désignant un cheval qui a la robe mêlée de polis blancs, noirs et roux.
Avec le suffixe « -acus », qui a très certainement dérivé du gaulois « -acos », il a donné dès le Vème/Vième siècle « é » et « ai au masculin ; aie au féminin ). En 1127, a pu désigner un endroit où des juments poulinière étaient abritées.

Rouain - masculin
Désigne : une ornière, laissée par le passage de la roue d’une charrette, ou d’un 
tombereau, dans la terre molle d’un chemin.

« …..icellui Denis mist le pies en ung ornain de charrette et tumba par terre…. » - Cahier paroissial de Fillé - 1475.

Ruisseau du Mortier Noir - PC - 1810 - section A2 - délimite au Nord la commune de Fillé de celle de Voivres
Nord la commune de Fillé de celle de Voivres
Attesté « ruisel » en 1120 dans le Psautier de Cambridge.
Bas-latin « rivuscellus », diminutif de « rivus ». Le latin « rivus », donne en vieux-français « ri - rif -riu » - du latin « rius », découle en français par métathèse : rupt - rieu - riou ( désignant des torrents, des rivières au cours irrégulier, se trouvant quelquefois sans eau, à sec ).
Tandis que « aqua », précise un cours d’eau jamais à sec.

Le nom de « Mortier Noir », précise la localisation du cours d’eau.

Ruisseau de Souche Noire - P.C. 1844 - section G2
Avec l’article « la », s’applique à un bois. « souchier » et « soucher », désignent en ancien français le métier de sabotier.
Nom attesté à la fin du Xième siècle « çoche noare » dans le Gloses de Raschi.
Issu du gaulois « tsükka » , qui a donné en vieux-haut-Akllemand « stock ». 
Cité par Coincy en 1220 ; par Souchet en 13544 ; par Cotgrave en 1611.
« souche d’un  arbre  vénnéré par des gaulois », aphérèse de « ar- », et attraction de « noir » sombre - lieu sombre.

Soucheron - soucheru - masculin - réf. Arch. B.2352.

Souchon - sochon - réf. Cartulaire - p.420.
Signifiant au Moyen Âge : une souche.

Souchier - soucier - soussier - verbe
Signifiant au Moyen Âge : faire souche - pousser des rejetons.

Réf. Merveilles de la Nature - p. 273 édition 1622.

S -

Saint-Fraimbault
Saint-Frimbault ( Le Petit ) - P.C. 1937 - section C1 - p.c. 57 Habitation, dépendances et cour ; 58 Jardin et pâtures, avec petit étang

Dans un acte de 775 ( en bas latin ) - cella Frambaldi ; puis dans un autre de 1007/1105 - Sancti Fraimbaudus - dérive vraisemblablement de l’évêque de Senlis, d’origine germanique : « Frambald » - VIème siècle.

Saint-Julien - P.C. - 1810 - section D1 - p.c. 149 - 150 - 151 - 152 - 153
Du latin « Julianus »,  Saint Hospitalier et martyre au IVème siècle. Cité en 1038, apparaît comme lieu-dit vers 1232. - « S. Juliani ».
Lieu-dit dédié a un Saint, soit par un calvaire, soit par une chapelle. La dénomination de saint avait dès le Moyen Âge, et dans l’église primitive un sens d’honnêteté, de pureté. C ‘est au VIème siècle, que le nom de « sanctus », a pu être attaché à un prénom de baptême.
Ainsi, le nom du propriétaire-exploitant de la terre a pu être associé, à celui de saint, par l’élévation  d’un calvaire, précisant le lieu.
En 1680, se prononçait « Juliane » - évolution sémantique obscure.


Pour l’Histoire, Saint-Julien fut l’un des plus célèbres évangélisateurs du Maine, que la chrétienné situe vers le IIème siècle, ou mieux au IVème. Rien d’étonnant que de nombreuses paroisses et lieux, ont pris le noms de ce patron spirituel. Ce ci, n’a rien de surprenant, qu’un peu plus tard toutes les forêts du Maine, furent peuplés sous le pontificat de Saint-Innocent, évêque du Mans de 532 à 543, digne successeur de Saint-Julien. Depuis Sain-Julien, apôtre du Maine, il est possible de suivre les traces du vetus vicus.

Saint-Ribault - alt. +50 .  ; le Château alt. +53 ; le Bois +69

Sentiers 
Sentiers - singulier - masculin -  phonétique : san-tié
De : Sente - Sentier est proprement un adjectif, autrefois on disait : chemin sentier.
Définition : chemin étroit essentiellement piétonnier.
Dans ce terroir de Sarthe-Aval, la densité des sentiers, la logique de leur attribution, définissait une activité et une symbiose dans la cohésion humaine

Émane du Gaulois : « Sentii », peuple qui occupait un vaste territoire dans les Alpes Maritimes actuelles, ayant pour capitale : « Denia » - Dignes.


Outre un réseau de chemins, le territoire paroissial/communal de Fillé était parcouru, par un maillage de sentiers, très organisé - Document Archives départementales de la Sarthe.

T - 

Taillanderie ( La ) - P.C. - 1810 - section A1 - p.c. 49 - 550 - 51 - 52 - 53
Racine « Taillan », nom d’homme d’origine latine « Autellius », apparaît dans une citation manuscrite en 1027 « Autellano », a donné suite à la phonétique médiévale « Ortellano » dans un Cartulaire.
Possibilité, également de la racine « Talia », dans ce cas, nom d’une femme d’origine germanique « Talia », avec une prononciation nasale « Dalia ».
A pu désigner au Moyen Âge, avec le suffixe « -erie », l’existence d’un petit domaine en ce lieu précis.
Au Moyen Âge « thal , signifiat petite vallée, ondulation du terrain, et se prononçait « taille »….? Éventualité…..!
Dans un Glossaire  du Moyen Âge, désigne un artisan fabricant des outils en acier, tout spécialement tranchant pour les charpentiers, les menuisiers, les ébénistes, les charrons. En moyen français a égéaement désigné un tailleur d’habit.

Taillebois, en  1328 et en 1331, Registre des Cens - folio.220 verso - désignait : celui qui coupe le bois.

Taillier, en 1309, dans un acte désignait un « taillis ».

Taillemellerie - talemelerie - féminin
Désigne  dans des actes de 1308 et 1443 : un lieu où l’on exerce la profession de boulanger e de patissier - où l’on boulange.

Talemelier - talemeller - talemellier - talmellier - masculin.
Désigne et précise : un boulanger fabricant du gros pain.

Touchis ( Les Grands ) - P.C.- 1810 - section E2 - p.c. 149 - 150

Touchis ( Les Petits ) - P.C. - 1810 - section E2 - p.c. 146 - 147 - 148
Toccare - bas latin - onomatopée : « faire toc. », ayant donné en Français : « Toucher  ( le verbe ) - Touche - Attouchement - Toqué - Toquade »,..
Tuscha - Tuxca - Toschus - Tosca désigne un : « bois d‘ornement » -  « bisquet aménagé»,.,.
Touchis, découlant de : « Touchia », XIIIème siècle - Dans des actes aux .D.72, on trouve : « Tuschiae  - au XIVème siècle». Avec le suffixe  diminutif : « -itum, en 1204, Tousche », devient : « Touchay ,  puis Touchy, et en 1350 Touchis ».

En vieux-Français : « Toche et Tosche », désigne : « un bouquet d‘arbres Aussi, dans l‘Ouest de la France, le nom de : « Touche ou Touchis  »,dans les noms de hameaux et de lieux-dits est fréquent. Avec le suffixe collectif : « -etum », il devient : « Touchais et Letouchais », diminutif : « Touchet », dérivés : « Toucheteau - Touchot - Touchon ». 
Lors des grands défrichements du XIIIème siècle et du XIVème, spécialement de la futaie, ont laissé des réserve de bois, dans la Quinte du Mans. Elles étaient désignées dans les actes sous le nom de : « Tuscha - Touchia - Tochus - Tuschiae - Tosche - Touche ».

* - Grand - Adjectif invariable s’est orthographié au XIIème siècle «  grant », puis «  «  gran’ ». Non soudé est une réminiscence de l’ancien français  quand le féminin  dudit adjectif provient des deux terminaisons latines « grandis - masculin et féminin », ou de «  grande - neutre » ; ne se différenciait pas du masculin par le « e - à la finale » - «  grant » a survécu jusqu’en 1530.

* - Petit - Adjectif expressif dérivé du latin populaire «  pittitus », en bas-latin Xème siècle « pitinnus » ; signifiant : peu d’importance, faibles dimensions.

          Cité en 1265 -Meung.

V - 

Vallées ( Les ) - P.C. - 1810 - section A1 - p.c. 101 - 102 -103
Dérivé de « val », dans ce cas précis attesté en 1080, dans la Chanson de Roland.
Conserve son genre dans un nom désignant, éliminé dans le cas de son dérivé « vallée » - féminin ; qui découle du vieux-français « valleure », contraction de «  valleüre - vallée ».
S’est orthographié : Vallé - Vallet - Valais
Signifie « dépression d’un terrain ». Nom dérivé du latin « vallis », d’où émane « val - vallée » - Lieu-dit cité en 1132 « ….de Valle…. ».
«  val », avec le suffixe « -ata », donne « vallée ».
Attesté en 1080, dans la Chanson de Roland ; du latin : « vïridiarium » signifiant « jardin planté d’arbres ».
En vieux-français : « vergier et vergié »,.
Dans « Gesta abattia » , nous avons trouvé en 1202 « ….bracus sive vallis…. ».
A désigné un endroit souvent clos , indépendant des jardins, où sont concentrés des arbres fruitiers ; dans le cadre d’une grande propriété, d’un domaine.

Valet - masculin
Désignait en 1416 : vallon



Verdier d'Europe - Chloris chloris - ordre : Passeriformes ; famille : Fringillidae - Document collection privée.

Verger ( Le ) - P.C. 1844 - section G2 - p.c.497 ; 498 : Jardins ; 498 - 499 - 502 - 510 : Pâtures, irriguées par le ruisseau de La Souche Noire
Du latin : viridiarium - en 1359 : verdeiarium - le verdeyer ; en 1441 : viridarium - le verdier ; en 1548 : terra de Viridario - le verger.
Forme ancienne : vergier - vergié, avec l’article contracté : Duverger - Duverger - Duvergié Diminutif du vieux-Français :  verdier ; également nom d'un oiseau spécifique  aux vergers.
Viridarium, consonnaient « ia » en « ja » ( voyelle  - abréger ) ; et supprimant « l’i - atone ( voyelle - accointer ) = devient : vir’djarium d’où : verger par le changement ,
* - 1° - de «  i  » en « e » ( voyelle - admettre ),
* - 2° - de «  a » en » e » ( voyelle - acheter ),
* - 3° - de  ‘ dj » en « g » ( voyelle - ajouter ).
Le Dictionnaire de l’ancienne langue française, nous donne,
Verger : jardin planté d’arbustes verts.
Et cite : Monstrelet - III - p.14 ; « …la ville et le chasteau estoient battus de deux vergers… ».


Vergée - ( vergée de terre ) - 

Vignes ( Les ) - P.C. 1844 - section G2 - p.c. 962 ; 963 : Jardin - 964 ; 965 : Jardins
Nom attesté en 1120, dans le Psautier d’Oxford. 
A figuré dans des textes de R. de Moillents en 1125 ; de Chrétien de Troyes ; de Joinville en 1280 ; de Havard en 1484.
Dans un texte du XIIème siècle : « ….se boute dedans la vignes jusques au pescher….. » signifiait : s’enivrer complètement.
Latin « vïnea » de « vinum » signifiant « vin » , endroit planté de vignes, provenance « vinha » - avec le suffixe « -alem »  ; possibilité « vignoble »,
Cité dans des actes « vineae » en 1126 ; « vines » en 1197 ; « vinhes »  en 1385, éventualité du nom latinisé d‘un homme « vinius ».
« Vignal »  forma vocale, « Vignau », altéré en « Vignaud ou -ault ou -aux » désigne le propriétaire d’une vigne.

Vignel - vigneau - vinhal - vingnal - masculin
A désigné du IXème siècle au XIVème le nom de « vigne », et indifféremment celui de « vignoble ».

En examinant les Registres ( rescapés, et en très mauvais état ), et divers documents épars concernant la paroisse de Fillé, on constate des noms propres comme : Vignal - Vignaux.

L’importance d’un « arpent » de vigne, du Xème siècle au XIIIème, est telle, que le Vicomte du Maine,  Raoul de Beaumont, fait don à l’abbaye du Mont-Saint-Michel d’une vigne - Réf. Cartulaire du Mont-Saint-Michel -folio.48.

En 955, diplôme de Hugue, Comte du Maine, donne à cette même abbaye une vigne de quatre arpents, située en un endroit dénommé « Montfort », entre deux chemins - Réf.B.N.F. à Paris - manuscrit latin - 5430a, 134.
Vers 1184, Charte par laquelle Robert de Torigni, Abbé de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, relate l’accord entre celle-ci et l’abbaye de Marmoutier, d’où résulte pour chacune des dites abbayes, le droit, dee posséder des vignes dans le fief de l’autre - Réf. Chroniques de Robert de Torigni, II, 326.

De la même source, Bibliothèque National de France à Paris,

En 1015 - Cirographe, manuscrit, par lequel le Comte Hugue III, fait don à l’abbaye du Mont Saint-Michel de trois moulins, situés d’après la paléographie au Sud du Mans, sur la Sarthe.

Vers 1060, Charte en forme de diplôme, par laquelle Béatrix, épouse de Hugue, comte du Maine, d’accord avec ses enfants et Mathieu Sordun, son gendre, fait don au Prieuré Saint-Victeur, dépendant de l’abbaye du Mont-Sain-Michel de la  dîme des moulins qu’elle possède sur la Sarthe.

1196 - Cirographe manuscrit dans lequel sont relatés les conditions d’un accord entre  le Prieur du Prieuré Saint-Victeur du Mans, dépendant de l’abbaye bénédictine du Mont-Saint-Michel, et Gervais de Cordouan, au sujet des moulins sur la Sarthe au-delà de Saint-Jean - Réf. B.N.F. de Paris - manuscrit latin - 5430a, 197.

Villette - P.C. - 1810 - section E1 - p.c. 3 - 6 - 7 - 8 - 17 - 18
Villette, est issu de « Ville »  ; ce nom représente le latin : villa, domaine qui pend progressivement le sens de : « Village ». Ce terme apparaît vers le XIIIème siècle, sous différentes formes, la mot « ville » n’est jamais employé seul :
- la forme vocale : «  Villetteau - Villetet - Villetaz,
- la forme diminutive : «  Villetel - Villetelle - Villette.
Les composés sont nombreux, et représentent le noms de domaines ruraux - Charte de communes de 1265. 
C’est au sens primitif de ce mot que ce rattache le nom du lieu :
- Velotte - Villotte - Villèle - Villette , 
initialement il a désigné une « maison de campagne », que les nouveaux arrivés : les Francs - allaient plus facilement exprimer par : cortis. L’évolution du Moyen Âge jusqu’au XVème siècle, est intéressante à suivre, puisque par le nom « village », on arrive à : « ville ».

Il devient possible de dire que : « cortis » , est synonyme de « villa », et de ses dérivés. 

Quelques souvenirs du passé.....




Photo aérienne, en altitude du bourg de Fillé-sur-Sarthe en 1950 - Document Archives Nationales de Paris.



Appontage du bac de Fillé, sur la berge gauche de la rivière Sarthe - Document collection privée.



Péniche, haleur et son attelage à l'écluse de Roëze - Document collection privée.



Charron dans le bourg, ajustant les rayons sur le moyeu avant de cercler la roue - Document collection privée.

quelques documents d'une collection privée....nnnn





Documents ayant été utilisés pour la réalisation du canal de Fillé-sur-Sarthe à Roëze. 



Passe-Port indispensable pour se déplacer d'un département dans un autre en 1792.


La paléographie des actes et des textes a été réalisée par A. Gobenceaux        
Dépôt légal juin 2018


Dans la même collection,

      * - GUECELARD - HISTOIRE & PATRIMOINE - Lexique
           analysé du «  Parler de nos Aïeux» - 3 parties
           www.gbcx74.blogspot.com

     * - GUECELARD - NOMS & LIEUX - Glossaire raisonné 
            - 2 parties.
            www.gbcxjarrier.blogspot.fr


     * - GUECELARD - HISTOIRE ET ENCYCLOPEDIE
        - Analytique & Lexicographique
           www.gbcx41.blogspot.com

Mise à jour le 16 juillet 2018

Nos Sources  & Références bibliothèques
- Dictionnaire Topographique, Historique et Statistique de J. Pesche
- Cartulaire de Château-du-Loir ( t. I à VI )
- Dictionnaire Étymologique de M.-Th. Morley
- Fonds de la seigneurie de Belin
- Dictionnaire de l’Ancienne Langue Française et de ses Dialectes du IXème au XVème siècles par F. Godefroy
- Dictionnaire de la Langue Française par E. Huguet
- Dictionnaire du Centre National de la Recherche Scientifiques ( t. I, II et III )
- Dictionnaire sur les Origines des Noms de Lieux en France de L. Bezard
- Défrichement et Peuplement Rural au XIème siècle et au XIIème de R. Latouche
- Introduction au  Dictionnaire du Bas-Maine de l’Abbé Angor ( Arch. Départ. 53 )
- La France Médiéval de J.-F. Lemarignier
- L’Économie rurale et Vie des Campagnes  ( t. I à IV ) par Georges Duby
- Histoire de la France rurale ( t. I ) de Georges Duby
- Dictionnaire Topographique  de E. Vallée et R. Latouche
- Les Celtes et la Civilisation celte par J. Markale
-  Dictionnaire de la Mythologie Celte de J.-P. Persigout
- Cartulaire de l’Abbaye de La Couture ( Arch. Départ. 72 )
- Cartulaire de l’Abbaye de Beaulieu ( Arch. Départ. 72 )
- État des Cens, des Redevances dus à l’Église cathédrales du Mans
- Extrait des Gesta Pontificum Cenomanum ( Bibliothèque de Tours )
- Origines de Noms de Lieux habités du Maine par L. Bézard
- Préhistoire d’un Continent à l’autre par J. Guillaine
- Monuments Mégalithiques par P.-R. Giot
- Art et Civilisation des Chasseurs de la Préhistoire du Laboratoire du Musée de l’Homme à Paris ( n° 1, 2,  6 et 11 )
-  Les Forêts de la Gaule et de l’Ancienne France par A.Maury
- La Civilisation Celtique par F. Le Roux et Ch.-J. Guyonwar’ch
- Dictionnaire Étymologique des Noms d’Homme et de Dieux par A. Cherpillot
- Dictionnaire Étymologique de la langue Latine - Histoire des Mots par A. Ernoult et A. Millet
- Pinderest à Paris
- Dictionnaire de la Sarthe de R. Latouche
- Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Vincent
- Dictionnaire Étymologique et Historique du Français de A. Dauzat, J.Dubois et H. Mitterand
 - Rivières et Fleuves de Gaule de F. Izarra
- Toponymie en France par A. Vincent
- Dictionnaire Étymologique des Noms de Lieux en France de A. Dauzat et CH. Rostaing
- Dictionnaire Étymologique des Noms de Rivères en France de A.Dauzat, G.Deslandes et Ch. Rostaing
- Dictionnaire Étymologique des Noms Géographiques en France par A. Cherpillot
- La Langue Gauloise - par G. Dottin
- Dictionnaire sur la Toponymie Générale en France de E. Négre
- Grammaire, Textes et Glossaire de la Langue Gauloise par  G. Dottin
- Dictionnaire de l’Ancien Français - Moyen Âge par A.-J. Greimas
- Dictionnaire des Racines des Langues Européennes par R. Gransaigne d’Hauterive
- Commentaires sur la Guerre des Gaules  ( 8 liv. de 50 à 55 chap.) par Caïus Julius Casaere 
- Dictionnaire sur l’Origine des Noms de Lieux habités dans le Maine par L.Bezard
- Mythologie des peuples  lointains et Barbares par P. Griaml
- Cartulaire de Ponthieu ( Archiv. Nation. Paris )
- Traité de la formation de la Langue  Française de Hatzefeld
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- Archives du Prieuré de Fessard ( Arch. Privées )
- Langue Gauloise de P.-Y. Lambert
- Dictionnaire de la Langue Gauloise de X. Delamarre
- Dictionnaire de la Langue Gauloise de X. Delamarre
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- Archives départementales du Rhonne
- Rapport de 1946 du professeur Guy Mary et celui de 1987 sous la direction du professeur Ch. Pomerol







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NOMS & LIEUX - GLOSSAIRE PALEOGRAPHIE - ANALYSE - XIè au XVIIIè s.

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